Requête au roi, p
3. Archives nationales, K. 677. L'un de ces états porte la date du 26 avril, sans autre mention. Je suppose qu'il a été dressé le 26 avril 1787, pour être soumis aux Notables alors en session. Un autre état, daté cette fois du 28 avril 1787, résume les prévisions pour l'exercice courant.
LIQUIDATION DES DETTES ARRIÉRÉES lOS
vres les recettes ordinaires de Tannée, et que Galonné a comblé la différence :
« lo Par rcmprunt de décembre 1785, réalisé en 1786. 80 000 000
2» Par la finance des agents de change 6 000 000
3" Par 22 millions sur 30 de l'emprunt de la ville
de Paris 22 000 000
4» Par une augmentation des anticipations. ... 53 000 000 5" Par l'extension des emprunts viagers de mars
1781 et janvier 1782, environ 22 000 000
Ainsi Galonné n'avait sous la main qu'une recette extraordinaire, ou du moins, une recette légale, ostensible, régulière, l'emprunt de 80 000 000, applicable aux dettes de la marine, et que le parlement avait été contraint d'enregistrer en décembre 1785. Mais il était homme de ressources, et l'ancien régime comportait, en matière de finances, des expédients que nous ne connaissons plus. Il se procura 6 millions par une nouvelle création d'agents de change auxquels il fit consigner le prix de leurs offices. La déclaration royale, concernant cette mesure, en date du 19 mars 1786, fut seulement présentée à la cour des comptes, qui l'enregistra sans difficultés, le 6 avril *. Galonné fit ensuite avancer à l'État par la ville de Paris une somme de 30 millions \ dont il ne toucha que 22 en 1786. Bien entendu, la ville de Paris n'avait pas une si grosse somme disponible dans ses caisses; elle fut elle-même obligée de l'emprunter; mais ses emprunts étaient d'habitude autorisés par de simples arrêts du conseil; le parlement n'avait rien à voir dans cette négociation. Le quatrième moyen, auquel il eut recours, est le moyen dont on abusait sans cesse, celui des anticipations sur l'avenir. Il en émit pour 53 000 000. A la fin de 1785, celles qui