Mémoires de Weber, eodem
Digiti
téristiques de Sallier K Malgré les attaches qui l'unissaient à Topposition, il déclare que la demande des bureaux ne se serait jamais produite, « si le gouvernement" eût été respecté. » D'après lui, l'assemblée des Notables n'était pas une assemblée représentative, légalement constituée : c'était une simple commission, qui ne tenait ses pouvoirs que du roi, et qui n'avait à lui donner de conseils que sur les matières ou sur les documents offerts à son contrôle. « Encore moins avait-elle des droits à réclamer et des conditions à dicter, j» Nul doute que cette manière de voir ne répondît aux idées et aux sentiments qui dominaient jadis dans les sphères gouvernementales; et lors même que Galonné ne les aurait pas partagés, il aurait été forcé d'en tenir compte.
Il entretint Louis XVI de l'embarras où il se trouvait. Pour luij pas d'incertitude sur l'origine du nouvel incident; le coup venait du clergé. Depuis le commencement des délibérations, les prélats avaient tout conduit, tout imaginé : TxVssemblée suivait ponctuellement leur impulsion; et le seul moyen de calmer les Notables était de calmer d'abord les prélats. A cet égard, le roi pensait comme son ministre. Il proposa de lui ménager une entrevue avec les principaux de ces adversaires, et, grâce à sa haute intervention, la conférence eut lieu sans retard. Cinq prélats y assistaient : Dillon, archevêque de Narbonne; Cicé, archevêque de Bordeaux; Boisgelin, archevêque d'Aix; Talleyrand, archevêque de Reims, et le plus redoutable de tous, Brienne, archevêque de Toulouse. Il est bien difficile de savoir comment les choses se sont passées dans une réunion de six personnes, dont aucune n'a pris soin d'en conserver les détails. Est-ce Galonné qui n'a pas su faire assez de concessions? sont-ce les représentants du clergé, qui^