Annales françaises j p
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décidés à la lutte, ont repoussé les avances de Galonné? Toujours est-il que, des deux parts, on se sépara plus animé qu'auparavant. D'après les versions qui circulèrent alors S les dernières paroles échangées ne feraient pas grand honneur à la modération des prélats. « Tenez, monseigneur, » aurait dit Galonné à Tarchevéque de Toulouse, « accordez-moi une trêve pour tout le temps de l'assemblée des notables; ne soyons qu'au roi et à l'État. Il n'y a personne qui ne doive frémir, si cette opération échoue; c'est une dernière ressource. J'ai dit et répété au roi qu'elle devait sauver l'État, mais qu'elle pouvait le perdre : qu'il fallait ou ne* pas entreprendre ou exécuter. Le roi est encore ferme. On peut l'ébranler; on mettra tout en combustion. Faisons un marché, vous et moi : soutenez mon opération, et ensuite prenez ma place. » Brienne répondit en ricanant et en éludant la proposition. Plus sincère ou plus hardi, l'archevêque de Narbonne intervint. « Vous voulez donc la guerre? dit-il à Galonné. Eh bien? vous l'aurez. Nous vous la ferons bonne, mais franche et ouverte. Au moins, vous vous présentez aux coups de bonne grâce. » — « Monseigneur », répondit Galonné, en regardant Tarchevêque de Toulouse, « je suis si las ( de ceux qu'on me porte par derrière, que j'ai résolu de les provoquer de front. » Si l'anecdote n'est pas vraie, \ elle n'est que trop vraisemblable, et répond exactement aux indications fournies par tous les documents connus sur l'attitude des prélats au début de l'assemblée des Notables.
Galonné venait d'annoncer que, las des sourdes manœuvres dirigées contre lui, il préférait aller au-devant