‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 139 sur 351 · Eodenty p · texte numérisé non relu

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3. « Error communis facit jus, • Le il mai, Mirabeau écrÎTait à son ami le major de Mauvillon : • L'archevêque de Toulouse, que vous devez regarder comme un premier ministre, est un homme d'un grand

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elle ne cesse pas d'être une excuse aux yeux de la justice.

Ce que la nomination de Brienne eut de plus regrettable pour la reine, c'est qu'elle habitua cette malheureuse princesse à s'occuper de choses pour lesquelles elle ne se sentait ni goût ni aptitude. « La reine, s'il faut en croire Mme de Campan *, fut forcée par le caractère du roi et le peu de confiance qu'il accorda à l'archevêque de Sens, de se mêler des affaires... Elle s'affligeait souvent de sa position nouvelle et la regardait comme un malheur qu'elle n'avait pu éviter. Un jour que je l'aidais à serrer des mémoires et des rapports que des ministres l'avaient chargée de remettre au roi : Ah ! dit-elle, en soupirant, il n'y a plus de bonheur pour moi depuis qu'ils m'ont faite intrigante! » D'après le même témoin, les ennuis et les embarras de la reine étaient encore rendus plus pénibles par la défiance jalouse qu'elle rencontrait dans l'esprit du roi. « Louis XVI avait contracté la longue habitude de ne lui rien communiquer des affaires d'Etat, et... lorsqu'elle fut forcée de se mêler des choses les plus importantes, cette habitude du roi venait souvent lui dérober la connaissance des particularités qu'il lui eût été nécessaire de savoir. N'obtenant que des lumières insuffisantes, guidée par des gens plus ambitieux que capables, la reine ne pouvait être utile à la marche des affaires; et, s'en mêler ostensiblement lui attirait, de la part de tous les partis et de toutes les classes de la société, une défaveur dont la progression était alarmante pour tous les gens qui lui étaient sincèrement attachés. » On a longtemps contesté l'exactitude de ces détails. Une légende s'était faite au

talent et d'une grande suite... » Lettres de Mirabeau à un de ses amis en Allemagne, p. 242.

1. Mémoires de Mme de Campan (édit. Berville et Barrière), t. H, p. 32.

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