‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 189 sur 351 · I. Droz, HUt. de ImU$ XVh U II, p. 21k · texte numérisé non relu

I. Droz, HUt. de ImU$ XVh U II, p. 21k

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Revenons maintenant au parlement de Paris, que nous avons laissé s'acheminant vers le lieu de son exil. Le 22 aoûts pour la première fois, les chambres se réunirent en assemblée générale dans la grande salle du bailliage de Troyes. A l'ouverture de la séance, le procureur général déposa sur le bureau les lettres patentes de translation : elles furent enregistrées sans difficultés '. Le parlement se contenta de rendre un arrêté sommaire par lequel il déclarait maintenir ses résolutions précédentes et continuait la délibération au 27 août suivant. Des lettres d'invitation furent adressées aux princes et aux pairs. La plupart répondirentquelesordres particuliers du roi les empêchaient de se rendre à Fappel qu'ils venaient de recevoir. Après avoir pourvu à ces premiers soins, le parlement ouvrit ses portes aux représentants des principales autorités de la ville, qui tenaient à lui présenter leurs hommages ^ Jamais souverain victorieux, rentrant dans ses États, ne fut salué de discours plus pompeux ni plus enthousiastes. Durant ces jours de crise, l'efiFervescence publique, comme le disait Mme de Staël à propos de son père, convertissait l'exil en triomphe. A partir de là, ce ne fut plus, à la barre du parlement, qu'un défilé continuel de députations et de visites, une succession de harangues, de compliments, de témoignages de sympathie et de dévouement. Tantôt arrivait le greffier en chef de la cour des aides de Paris, ou celui de la cour des monnaies, ou celui de la chambre des

1. Bibliolh. nat., Lb'«, n» 412. Discours de M, Hués, maire de Troyes^ au parlement, toutes chambres assemblées après V enregistrement des teU très patentes de translation, du ^i août 1787.

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