Voir ce que nous en avons déjà dit au chapitre premier
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Il donne une consécration nouvelle au trop fameux règlement de 1781. Il maintient, s'il n'aggrave pas, les mesures disciplinaires qui, depuis quelques années, exaspéraient le tiers état. En même temps, il trouve moyen, on le verra bientôt, de blesser la plus grande partie de la noblesse, la noblesse de province, dont il sacrifie les intérêts et l'ambition à la noblesse de cour. Sous prétexte de réformer l'armée française, il la désorganise à ce point que, dans quelques mois, il ne pourra plus compter sur elle. Le dernier instrument de salut qui lui reste, il le brise à la veille du combat suprême !
Nous ne citons que les fautes principales; que seraitce si nous énumerions les fautes de moindre importance, les maladresses, les demi-mesures, en un mot, tout ce qui contribuait à discréditer le gouvernement de Louis XVI, aux yeux des gens les plus éclairés? On vante sa clémence en faveur du duc d'Orléans et des deux conseillers. Mais en quoi consiste-t-elle?Les deux conseillers ont reçu la permission de vivre dans leurs terres; en d'autres termes, la peine de la prison, que leur avait infligée une décision arbitraire, a été commuée en exil également arbitraire. Quant au duc d'Orléans, s'il a recouvré sa liberté complète, à quel prix la lui a-t-on fait acheter? Nous avons eu déjà l'occasion de dire que ce prince n'avait ni l'étofle ni les goûts d'un chef de parti. A peine se vit-il interné à Villers-Gotterets, loin des plaisirs de la capitale, qu'il manifesta le désir d'en sortir à tout prix. Aucune arrière-pensée d'avenir, aucun scrupule de dignité personnelle ne l'arrêtèrent. Il commença par solliciter humblement la faveur insigne de se rapprocher un peu de son séjour favori, c M. le duc d'Orléans, écrit madame de Staël *, s'ennuie fort à Villers-Cotterets : il a écrit au roi pour obtenir la permission de revenir au Raincy, maison de campagne
!. Gustave Illet la cour de France , U I, p. 108.
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