‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 5 sur 351 · X INTRODUCTION · texte numérisé non relu

X INTRODUCTION

Ajoutons qu'avant de le remplir, il est au moins utile, pour ne pas dire indispensable, de le rectifier. Les débats parlementaires, que souleva Tenregistrementdes deux éditssur le timbre et la subvention territoriale, ne sont évidemment que la conséquence des luttes engagées sur le même sujet devant rassemblée des Notables. C'est parce que cette assemblée a refusé son appui aux projets conçus par le gouvernement pour combler le déficit, que les parlements se sont enhardis à les combattre. Les premiers coups sont venus d'elle. Le signal de la crise date de son ouverture ou même de sa convocation. Montjoye n'a-t-il pas commis une autre erreur, en prenant pour terme d'arrivée la conversion des États généraux en Assemblée nationale? Sans doute, celte manifestation solennelle de la volonté populaire annonce une révolution imminente. Toutefois l'ancien régime est loin de considérer ce premier échec comme une défaite irréparable ; témoin la déclaration royale du 23 juin, le renvoi de Necker, la constitution du ministère Breteuil, et la concentration d'une armée menaçante entre Paris et Versailles. La perte de l'ancien régime n'est véritablement et définitivement consommée, qu'après le 14 juillet, la nuit du 4 août et les funestes journées des 5 et 6 octobre. Encore peut-on la reculer jusqu'aux premiers jours de novembre, époque où fut abolie la division fondamentale de l'ancienne France en trois ordres K Ici, au contraire, après le décret qui n'admet plus, parmi nous, qu'une

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