‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 60 sur 351 · Eodem, ea aote · texte numérisé non relu

Eodem, ea aote

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vexatoires. C'est la goutte d'eau qui fait déborder un vase déjà trop plein.

Dans sa requête au roi * Galonné s'efforce d'établir que le produit des 27 000 lieues carrées, « qui composent le territoire de la France, s'élève à la valeur de plus de 1 500 000 000 i>, et que « le produit brut de toutes les impositions, en mettant même la loterie au rangdes impôts », mais sans y comprendre le troisième vingtième, alors parvenu au terme de sa durée, ne dépassait pas 494 ou 495 000 000. Il triomphe de ce résultat et il conclut en ces termes * : « J'ai le droit d'affirmer, sire, que les contributions de vos peuples, au lieu de s'élever au-dessus des deux tiers et jusqu'aux trois quarts de l'entière production territoriale de votre royaume (comme le soutenaient les parlements), ne vont tout au plus qu'au tiers. » C'est là qu'aboutissent les calculs les plus favorables, dressés par un contrôleur général, dans l'intérêt de sa propre défense. D'après lui, l'impôt royal, réduit aux deux premiers vingtièmes, absorbe environ le tiers, oui, le tiers des revenus immobiliers du pays. Bien entendu, sur le reliquat net, les contribuables sont obligés de subir les droits seigneuriaux et la dlme qui leur enlèvent plus de la moitié. Que leur reste-t-il, à eux, comme prix de leurs efforts et comme rente de leur capital? Sous un régime aussi monstrueux, on conçoit aisément que rétablissement du troisième vingtième, en 1782, ait été la cause de souffrances, dont les malheurs de notre époque ne sauraient donner la moindre idée.

Tout conspire à désespérer les pauvres paysans. Déjà commence cette longue série de calamités atmosphériques, qui ne furent pas sans influence sur l'explosion des violences révolutionnaires. Le fameux orage du

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