Hequéte au roiy p
2. Ce sont encore les expressions mêmes dont se serl Galonné, Re» quête au Roi, p. 104.
Digiti
Sans remonter au delà du règne de Louis XVI, il est certain qu'à Tavènement de ce prince, les recettes ordinaires de l'Etat étaient déjà loin de couvrir les dépenses annuelles. Vainement, pour atténuer la différence, Terray n'avait reculé devant aucune mesure, même devant la banqueroute. Quand il dressa Vétal par apperçu du budget de Texercice 1774, il fut réduit à reconnaître un déficit probable de 27,220,000 livres * ; et dans son calcul, il ne tenait compte que des dépenses qu'il prévoyait ou qu'il jugeait nécessaires. Il ne comprenait pas, il ne pouvait comprendre celles qu'allaient entraîner le début d'un nouveau règne et l'inauguration d'un système moins rigoureux vis-à-vis des créanciers de l'Etat. En somme, le déficit réel de l'année, tel qu'il résulte de Y état au vrai arrêté en août 1787, diffère sensiblement du déficit indiqué dans Vétat par apperçu : il est au juste de 41,171,606 livres \
On y pourvut comme d'habitude à l'aide d'assignations ou de rescriptions sur les exercices futurs. Mais la suspension de payement, infligée en 1770 aux porteurs des effets royaux, avait singulièrement ébranlé la confiance des capitalistes « Quarante et un millions de ces anticipations, créées pour l'acquittement des dépenses courantes de 1774, coûtèrent près de sept millions, ou 17 pour 100, que se partagèrent les banquiers, les trésoriers et les autres agents des finances, qui trafiquaient ensuite de ces valeurs dépréciées '. » Les termes du rem-