‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 8 sur 351 · INTRODUCTION XIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIII

suivants * : « Pour tout homme de bonne foi, votre consciencieuse Etude sur la vie municipale au XV* siècle fait une éclatante justice des mensonges historiques, au moyen desquels la persévérance de l'école révolutionnaire a faussé tant d'esprits à l'égard d'une époque, dont les abus regrettables ne doivent pas empêcher de reconnaître et d'admirer les mâles et solides vertus... Les villes du nord de la France, Amiens en particulier, doivent se réjouir et vous savoir gré de vos laborieuses recherches, qui, en vous faisant pénétrer si avant dans la vie intime de leurs institutions municipales, vous ont permis de reconstituer avec tant de fidélité l'histoire du passé. »

Evidemment, l'école historique à laquelle M. le comte de Ghambord fait allusion et qu'il n'hésite pas à qualifier d'école révolutionnaire, est celle qui prétend justifier la révolution de 1789 par les fautes et les abus de l'ancien régime. Or cette école n'a pas attendu le livre de M. de Galonné, pour savoir et pour professer, qu'en remontant le cours des âges, on constate, en France, l'existence de libertés municipales fort étendues et très activement pratiquées. Grâce à elle, personne n'ignore que, dès le xii* siècle, les communes jurées jouissaient de prérogatives tellement larges, qu'aujourd'hui nul gouvernement régulier n'en saurait accorder de pareilles à aucune de nos villes. Mais quelle relation y a-t-il entre les institutions de notre pays, municipales ou autres, telles qu'elles étaient au

1. Voir le n* du journal /e Figaro^ en date du 18 septembre 1880.

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