‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 89 sur 351 · LIQUIDATION DES DETTES ARRIÉRÉES · texte numérisé non relu

LIQUIDATION DES DETTES ARRIÉRÉES

vres les receltes ordinaires de Tannée, et que Galonné a comblé la différence :

• 1* Par Temprunt de décembre 1785, réalisé en 1786. 80 000 000

2* Par la flnance des agents de change 6 000 000

3* Par 22 millions snr 30 de Temprunt de la yille

de Paris 22000000

4* Par une augmentation des anticipations. ... 53 000 000 5* Par Textension des emprunts viagers de mars

1781 et janvier 1782, environ 22 000 000

Ainsi Galonné n'avait sous la main qu'une recette extraordinaire, ou du moins, une recette légale, ostensible, régulière, l'emprunt de 80 000 000, applicable aux dettes de la marine, et que le parlement avait été contraint d'enregistrer en décembre 1785. Mais il était homme de ressources, et l'ancien régime comportait, en matière de finances, des expédients que nous ne connaissons plus. Il se procura 6 millions par une nouvelle création d'agents de change auxquels il fit consigner le prix de leurs offices. La déclaration royale, concernant cette mesure, en date du 19 mars 1786, fut seulement présentée à la cour des comptes, qui l'enregistra sans difficultés, le 6 avril «. Galonné fit ensuite avancer à l'État par la ville de Paris une somme de 30 millions % dont il ne toucha que 22 en 1786. Bien entendu, la ville de Paris n'avait pas une si grosse somme disponible dans ses caisses ; elle fut elle-même obligée de l'emprunter; mais ses emprunts étaient d'habitude autorisés par de simples arrêts du conseil; le parlement n'avait rien à voir dans cette négociation. Le quatrième moyen, auquel il eut recours, est le moyen dont on abusait sans cesse, celui des anticipations sur l'avenir. Il en émit pour 53 000 000. A la fin de 1785, celles qui

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