AS&EMBLÉE DE VIZILLE
En d'autres termes, ils convinrent de s'en rapporter à une commission d'initiative, sur les propositions de laquelle ils n'auraient plus qu'à voter. A son tour, la commission s'adressa pour diriger ses travaux aux lumières et au patriotisme de Meunier. C'est lui qu'elle chargea de fixer les divers points à résoudre. C'est lui encore qui, après une courte discussion, arrêta le texte des articles. Lorsqu'ensuite le résultat de cette opération préparatoire fut soumis au contrôle de l'assemblée générale, il Y trouva les esprits tout prêts à le sanctionner. Sauf un point secondaire, le vote fut unanime sur tous les autres. En cette occasion solennelle, les ordres tenaient à rester d'accord, et même à ne laisser percer le germe d'aucune dissidence, de manière à joindra au poids de leurs avis l'exemple de leur concorde.
Les résolutions de Vizille ont eu trop de retentissement, elles ont exercé trop d'influence sur la chute de l'ancien* régime, pour que nous négligions d'en 'transcrire ici les parties essentielles. A la suite d'un court préambule, destiné à justifier sa légitimité, l'assemblée conclut en ces termes * : « Arrête que de très humbles représentations seront adressées à 8a Majesté, pour la supplier de retirer les nouveaux édits, de rétablir le parlement de Dauphiné et les autres tribunaux, dans toutes les fonctions qui leur étaient auparavant attribuées; de convoquer les États généraux du royaume; de convoquer aussi les états particuliers de la province.
« Arrête que les trois ordres tiennent pour infâmes et traîtres à la patrie, tous ceux qui ont accepté ou qui pourraient accepter à l'avenir des fonctions en exécution des nouveaux édits.
« Arrête que les trois ordres de la province, empressés de donner à tous les français un exemple