‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 224 sur 362 · II · texte numérisé non relu

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celles que les praticiens ou officiers du siège, comme ils disent, ont fait prévaloir dans le sein de l'assemblée bailliagère, à la suite, je le suppose, de discussion et de vote. Ils s'insurgent contre l'influence dominante des villes, par cela seul que les villes refusent d'insérer toutes leurs élucubrations, à eux, dans le cahier commun.

Il est vrai que, de leur côté, les habitants des villes se plaignent non moins souvent de la supériorité assurée à l'élément rural par les dispositions réglementaires du 24 janvier. Le cahier de la ville de Brest * fait observer que le régime adopté semble avoir eu pour objet spécial (et c'était un peu vrai), « d'accorder aux paroisses de campagnes sur les villes une prépondérance d'électeurs de soixante-dix à cent et même plus ». D'après ce même cahier, le nombre des électeurs devrait être fixé soit d'après le chiffre de la population, soit d'après la capacité des personnes. Or, ajoute-t-il : « d'un côté la plupart des villes égalent au moins, si elles ne surpassent pas, le nombre des habitants delà campagne composant l'arrondissement des sénéchaussées; et, d'un autre côté, les habitants des. villes, plus propres par leur éducation à faire un choix éclairé, sont en même temps moins sujets à l'erreur ». En conséquence, on demande que, lors des convocations futures, le nombre des électeurs soit « désormais égal, pour le moins, dans les villes et les campagnes ». Mais ce sont là querelles de ménage, qui ne troublent pas l'harmonie de l'ensemble, et surtout, qui laissent subsister une unanimité presque absolue dans les vœux exprimés comme dans les plaintes proférées.

Seulement, il est incontestable que, s'il n'existe pas la moindre contradiction, entre les difl"érents cahiers du tiers état, on distingue, à première vue, dans les cahiers de paroisses comparés à ceux de bailliages, une nuance

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