‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 279 sur 362 · Arch, parLj t. I, p · texte numérisé non relu

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en offrent, quand ils en fournissent la preuve, quand ils procèdent par voie d'enquête et qu'ils en publient le procès verbal, pourquoi leur opposer une incrédulité que rien ne justifie?

Il y a d'ailleurs des communautés^, qui se trouvent dans des conditions d'impartialité relative. Elles n'ont pas à se plaindre de leur propre seigneur; elles sont moins maltraitées que leurs voisines. Eh bien! Tout en avouant leur situation privilégiée , elles ne s'en montrent pas moins énergiques dans leurs réclamations contre l'ensemble du régime, régime maudit par elles, comme par les communautés les plus opprimées. Voyez entre autres le cahier de la communauté de Verdière \ Après une longue tirade contre les droits seigneuriaux, elle ajoute : « Cependant, comme il faut être vrai en tout, la communauté de Verdière doit avouer ingénuement qu'elle ne se plaint pas des vexations de son seigneur, qui est généralement aimé et respecté. » Mais une exception ne saurait faire oublier la règle, et la règle est détestable. Il importe que ceux-là même qui ont le moins à en souffrir, prêtent l'appui de leur protestation, à ceux qu'elle écrase. Le cahier de Mirabeau est encore plus curieux ^ Cette communauté déclare que, « si elle pouvait se flatter d'avoir toujours pour seigneurs des Riquetti, tels que l'ami des hommes, tel& que M. le comte de Mirabeau, l'ami du peuple, elle n'élèverait pas sa voix pour obtenir des États généraux l'abolition de droits féodaux, onéreux à ses habitants; elle l'attendrait de la bienfaisance seule de Yamï de^ hommes et de Xami du peuple. » Seulement il s'agit de procéder à une régénération générale. Elle tient à joindre son vœu à celui des communautés voisines. Elle tient à renseigner son seigneur sur les vices du

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