‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 284 sur 362 · Arch. pari., t. IV, p · texte numérisé non relu

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chanter en public, etc., etc. Nul seigneur ne peut s'opposer à l'anéantissement de pareils droits, à moins qu'il ne place son honneur dans l'humiliation de ses semblables. » De même, le cahier de Ploermel * demande que « l'on supprime sans retard ni restriction tous les droits indécents, ridicules, absurdes, qui ne servent qu'à retracer l'ancienne tyrannie des seigneurs et la servitude des peuples. » Un peu plus loin, ce même cahier, abordant les détails, demande : « que les droits de soulte, de sault-à-la carpe dans les rivières par ceux qui ont vendu du poisson, de faire battre les grenouilles dans les douves des châteaux pour procurer un sommeil tranquille aux seigneurs, de porter un œuf dans une charrette bien attelée, de quintaine, du saut des mariés de l'année par-dessus les murs du cimetière, de la drague, et autres droits pareillement ridicules, soient supprimés , comme des effets absurdes de la tyrannie féodale. » Gon venons-en de bonne foi. La révolution n'eût-elle produit d'autre effet que de débarrasser le sol de la France de ces usages monstrueux, elle ne mériterait pas les malédictions, dont on l'accable depuis quelque temps.

Et notez que jamais on ne connaîtra la série exacte des redevances incroyables que le régime seigneurial a fait peser sur nos pères. Qu'était-ce au juste que ce droit de tiers du parc, dont on demande l'abolition à Glermont en Beauvoisis % ce droit de jambage contre lequel proteste le tiers état de Dijon ^ le droit de Hantis dont on se plaint à Douai *, le droit de Frèche, dont le clergé de Touraine ° propose lui-même la sup-

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