‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 285 sur 362 · Eodem, t. IH, p · texte numérisé non relu

Eodem, t. IH, p

5. Eodem, t. VI, p. 48. Et le droit d'abénevis, cahier de Trévoux, eodem, p. 69.

pression sans indemnité?... Quand on croit en avoir dressé la liste complète, on en découvre encore « mille autres », comme dit en s'adressant au roi le cahier de Mirecourt *, « dont vos malheureux sujets ne peuvent même pas faire Ténumération, et qui sont autant de plaies, par où leurs vies s'écoulent douloureusement ».

Si du moins la royauté française avait eu la sagesse de chercher un remède, un palliatif, à tant de maux ! Il semble qu'en empêchant la seigneurie de rester un mal politique, elle lui ait accordé par compensation la libre faculté de continuer à être un mal social. On dirait d'un pacte conclu entre elles. Pourtant les hommes d'État de l'ancien régime avaient eu sous les yeux un exemple digne d'être suivi, celui d'un petit État voisin, qui était parvenu à se débarrasser de la féodalité , lentement , paisiblement, équitablement, sans la moindre commotion ni la moindre injustice ^ Hélas! chez nous, l'exemple de la Savoie n'a point rencontré d'imitateurs. Turgot n'a pas eu le temps. On ne connaît au juste, sur ce point, le fond de sa pensée que par la brochure de Boncerf , publiée durant son ministère par un de ses commis, et que, dit-on, il fit lancer à titre de ballon d'essai. Rien que cette intervention détournée au profit des opprimés a suffi pour recommander sa mémoire à leur reconnaissance. Le cahier du bailliage de Domfront ^ demande l'affranchissement de toutes banalités, « péages et autres servitudes de cette espèce : en venir enfin au grand principe si sagement discuté par l'immortel Turgot. » De même le cahier de Vouvant, en Poitou '*, après avoir réclamé l'affranchissement de tous les droits

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