Règlement du 7 fév. 4789. Arch. pari., p
cette demande et autorisa Strasbourg à choisir spécialement quatre députés aux Etats généraux, un pour le clergé, un pour la noblesse, et deux pour le tiers état. Même concession fut accordée aux « dix villes impériales de la préfecture d'Haguenau » , qui formaient jadis une petite agglomération, laquelle « avait pareillement voix aux diètes de Fempire ». Encouragée par l'appât de ce succès, Valenciennes d'abord, Metz ensuite, formulèrent des réclamations analogues et les firent agréer. A son tour, la ville d'Arles * représenta « qu'elle était anciennement une des villes libres, dites anséatiqiies ou impériales, qui se gouvernaient ellesmêmes, » et qu'en vertu de capitulations, qui l'avaient fait passer successivement, d'abord sous la domination des comtes de Provence, ensuite sous celle des rois de France, elle avait toujours joui de la prérogative d'envoyer aux Etats généraux une députation distincte. Un règlement, en date du 4 avril, accueillit encore cette demande. Il en résulta qu'en 1789, alors que le nouveau système d'élections par bailliage et par sénéchaussée remplaçait partout le vieux système d'élections par les bonnes villes, cinq exceptions furent admises au principe général : et ce n'est pas l'importance des cinq villes favorisées qui motiva cette dérogation exceptionnelle. Ni Lyon, ni Marseille, ni Bordeaux ne figurent sur la liste. Ce privilège ne fut accordé qu'à des villes secondaires, sous prétexte de droits dont Torigine se perdait dans la nuit du temps. Le passé, toujours le passé : il semble que le gouvernement de Louis XVI ne se détachait qu'à regret de traditions surannées, au moment même où il lançait la France dans les aventures d'un régime si nouveau.
Quant à la ville de Paris, on s'étonne moins de la voir