‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 54 sur 362 · Voir ci-dessous · texte numérisé non relu

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DÉSORGANISATION DE l'aRMÉE 87

imputa la faute à cette malheureuse princesse. Elle s'était trop de fois compromise, en mettant son influence au service d'un ministre qui ne le méritait guère; elle acheva de se perdre dans l'opinion, en prodiguant à ce ministre tombé les témoignages de regrets qu'il méritait encore moins.

De tous les maux que virent naître ou se développer les « quinze mois de l'archevêque », le plus terrible assurément était cette désorganisation de l'armée, dont nous avons recueilli plusieurs symptômes en racontant les troubles de province. Celui-là n'était pas d'origine récente. Il remontait aux années de paix, qui terminèrent le règne de Louis XV \ Les premiers ministres, auxquels Louis XVI confia le département de la guerre, du Muy, Saint-Germain trouvèrent l'armée française dans un état si fâcheux, qu'ils durent se préoccuper de la soumettre à de larges réformes et surtout d'y rétablir la discipline, qui déjà laissait beaucoup à désirer \ Malheureusement Saint-Germain avait longtemps servi hors de France. Il rapportait, de son séjour a l'étranger, une prédilection aveugle pour les méthodes et les usages qu'il y avait vu suivre avec succès , et ne sut tenir compte ni de la différence du caractère national, ni de celle qui résultait du mouvement des idées. C'est ainsi qu'ir publia le règlement du 25 mars 1776 % où l'on remarque entre autres l'article suivant : « L'intention de

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