Archives parietn.f t I, p
t. UU anciennes, U XXVUI, p. 632. Ce titre rappeUe celui de Tune des troi« broehares de Sieyès. Mais la brochure de Sieyès parut un peu
dernière mesure de rigueur que le parlement osa se permettre. Vers le même temps, il avait cru pouvoir instruire contre un écrit intitulé : Pétition des citoyens domiciliés à Paris. Celui-ci était Tœuvre d'un des hommes les plus estimés de la capitale, le docteur Guillotin, qui, mandé à la barre, ne chercha pas à se disculper ni de l'avoir composé, ni de l'avoir fait répandre. Son attitude décidée donna à réfléchir aux magistrats. Ils s'enquirent des circonstances qui avaient amené la publication incriminée, et voici ce qu'ils découvrirent, s'il faut en croire Sallier ' : « Outre le désir de fortifier la cause du tiers état par un acte d'éclat, on avait eu en vue (ainsi que je l'ai su de quelqu'un qui s'était mêlé dans ces partis), d'entraîner à cette occasion le parlement dans quelque résolution sévère qui, en achevant de ruiner son crédit, eût fourni un nouvel aliment aux troubles. On avait affecté de répandre cet écrit dans le palais, et jusqu'aux portes de la grand'chambre au moment où le parlement se réunissait. L'abbé L...., le tenant à la main, entra dans l'assemblée en s'écriant : « On dit que nous nous alarmons mal à propos, eh bien! la voilà l'insurrection! Faut-il encore garderie silence? » Le parlement s'aperçut du piège et sut l'éviter. Il s'abstint de prononcer sur récrit en lui-même, et improuva seulement l'invitation (qui s'y trouvait jointe) de donner des signatures chez les notaires, comme contraire aux lois et au bon ordre. » Il est probable qu'ici comme d'habitude, Sallier voit de sourdes intrigues où il n'y a que des démarches fort simples et fort naturelles. Mais le fond de son récit n'en est pas moins exact et digne d'attention. Sans doute, le docteur Guillotin* et ses amis se seront demandé de quel droit
plus tard, en février 1789. Cellerci parut en novembre 1788. Voyez BibL nat., Lb«», n« 789.