‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 240 sur 331 · Arch, parl,^ t. V, p. 5i · texte numérisé non relu

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élus, soit pour attirer sur elle l'attention bienveillante du roi et de ses ministres, et leur faire sentir comment la France accueille les déclarations contenues dans le rapport du 27 décembre. « Les progrès de la raison », dit à ce sujet le tiers état de la sénéchaussée de Castel- Moron-d'Albret *, « font tomber le despotisme ; mais qu'en résultera-t-il d'avantageux, si Ton trouve, à côté de la liberté, des traces du régime féodal? Lorsque la nation s'occupe d'une autorité mal entendue, peut -elle laisser subsister, en faveur des seigneurs, les entraves dont elle va être affranchie du consentement de l'autorité souveraine? » En termes plus courts, la sénéchaussée de Clermont-Ferrand exprime la même pensée '. « La constitution, une fois réglée, la masse des tributs fixés et repartis..., il reste un objet important, le bien public. Tout ce qui tient à l'esclavage dégrade l'homme : il convient de l'affranchir de ce qui rappelle l'idée affligeante de l'ancien régime féodal. » Le bailliage de Cusset demande encore plus brièvement ' : « qu'il ne reste, dans un gouvernement éclairé par la raison, aucune trace du régime féodal. » Au contraire, le cahier de bailliage de Draguignan entre dans de longs détails, et mêle à ses plaintes quelque chose de l'emphase méridionale. « Au moment, dit-il S de la renaissance des droits de Thomme, de la liberté civile et individuelle, l'abolition des vestiges de la servitude de nos pères est un acte bien digne du gouvernement. Toutes les communes de la sénéchaussée se réunissent et n'élèvent qu'un cri pour demander cette abolition. Les droits seigneuriaux offensent l'homme comme homme; il en est surtout qui avilissent et dégradent le citoyen sur lequel ils sont établis... Osons le

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