‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 248 sur 331 · Arch. pari., t. IV, p · texte numérisé non relu

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chanter en public, etc., etc. Nul seigneur ne peut s'opposer à Tanéantissement de pareils droits, à moins qu'il ne place son honneur dans Thumiliation de ses semblables. » De même, le cahier de Ploermel * demande que « Ton supprime sans retard ni restriction tous les droits indécents, ridicules, absurdes, qui ne servent qu'à retracer l'ancienne tyrannie des seigneurs et la servitude des peuples. » Un peu plus loin, ce même cahier, abordant les détails, demande : « que les droits de soulte, de sault-à-la carpe dans les rivières par ceux qui ont vendu du poisson, de faire battre les grenouilles dans les douves des châteaux pour procurer un sommeil tranquille aux seigneurs, de porter un œuf dans une charrette bien attelée, de quintaine, du saut des mariés de Tannée par-dessus les murs du cimetière, de la drague, et autres droits pareillement ridicules, soient supprimés , comme des effets absurdes de la tyrannie féodale. » Convenons-en de bonne foi. La révolution n'eût-elle produit d'autre effet que de débarrasser le sol de la France de ces usages monstrueux, elle ne mériterait pas les malédictions, dont on l'accable depuis quelque temps.

Et notez que jamais on . ne connaîtra la série exacte des redevances incroyables que le régime seigneurial a fait peser sur nos pères. Qu'était-ce au juste que ce droit de tiers du parc^ dont on demande l'abolition à Clermont en Beauvoisis ', ce droit de jambage contre lequel proteste le tiers état de Dijon ', le droit de Plantis dont on se plaint à Douai *, le droit de Frèche^ dont le clergé de Touraine • propose lui-même la sup-

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