‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 262 sur 331 · Arch, paru, l. VI, p · texte numérisé non relu

Arch, paru, l. VI, p

généraux, empêchent de développer la situation malheureuse des campagnes de ce ressort... Les cultivateurs et manœuvres du pays Toulois sont accablés également de Texorbitance des droits seigneuriaux et de rimpossibilité de payer les subsides... Un calcul (que notre député mettra sous les yeux de la nation) démontre que ces respectables et laborieux cultivateurs, après avoir payé les dîmes, les redevances aux seigneurs et l'impôt, ne tirent presque rien pour eux de cette terre, que leurs sueurs arrosent et rendent fertile. C'est dans cet état d'angoisses et de privations continuelles, que des milliers d'hommes utiles sont obligés de végéter péniblement, tandis que leur labeur fournit aux profusions et à la mollesse de quelques individus, lesquels sont privilégiés et ne payent à l'État que ce qu'ils veulent. • Non loin de Toul, les deux bailliages réunis de Colmar et de Schlestadt * en sont venus à regretter le temps où l'Alsace n'était pas encore réunie à la couronne de France et réduite à subir toutes les misères de l'ancien régime. Après s'être plaints des abus de la dlme ecclé* siastique, ils ajoutent « que toutes les communautés d'Alsace étant surchargées de droits seigneuriaux de toute espèce et de toutes dénominations, tels que corvées, tailles, ohmgeld, offlciantengold, liegergold...etc., et rentes sans nombre, qui ont été augmentées par différentes lettres patentes, depuis la réunion de la province à la couronne, et augmentent journellement *, Sa Majesté sera humblement priée de remédier à cette surcharge insupportable ou de la prendre en considération, pour diminuer les impôts qu'on a établis en cette province, qui, avant f?a réunion, ne payait pas d'autres droits que les droits seigneuriaux, et qui, depuis sa

Page 1