‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 275 sur 331 · Àrch. pari., 1. 1, p · texte numérisé non relu

Àrch. pari., 1. 1, p

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réunir par sénéchaussées, afin de procéder directement à la rédaction de ses cahiers, ainsi qu'au choix de ses représentants. Après lui avoir donné cette satisfaction légitime, il espéra désintéresser la noblesse et le haut clergé en déclarant qu'ils se réuniraient, le môme jour, à Saint-Brieuc, afin d y accomplir ces mêmes opérations, suivant leurs formes accoutumées. Ensuite, il imagina de créer des assemblées diocésaines, dans lesquelles le clergé inférieur viendrait à son tour formuler ses doléances et choisir un certain nombre de députés. Ce n'était là, ni l'application des usages antérieurs à 1614, ni celle du nouveau système inauguré par le règlement du 24 janvier. C'était une de ces transactions boiteuses, auxquelles se complaisait la faiblesse de l'ancien régime. Nous verrons bientôt qu'elle ne présenta môme pas l'avantage de calmer l'irritation de l'aristocratie bretonne, arrivée à ce point de ne souffrir aucun tempérament, de ne se prêter à aucune mesure de conciliation.

Les autres règlements particuliers, soit qu'ils soumettent les provinces conquises à l'application du régime commun, soit qu'ils rectifient les erreurs commises dans le règlement général, soit enfin qu'ils statuent sur les réclamations de la dernière heure, n'offrent qu'un intérêt secondaire et n'exigent aucun examen détaillé. Nous n'y relèverons, en passant, qu'une singularité caractéristique. Dès que les lettres de convocation avaient paru, la ville de Strasbourg* s'était empressée de représenter qu'elle n'avait été annexée à la France qu'en vertu de capitulations, qui lui garantissaient le maintien de ses anciens privilèges, parmi lesquels figurait celui d'envoyer aux diètes de l'Empire une députation dis' incte. Le gouvernement ne crut pas devoir rejeter

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