‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 30 sur 331 · Voyez le recueil de ses lettres, p · texte numérisé non relu

Voyez le recueil de ses lettres, p

ces conclusions suspectes. Est-il possible d'admettre que l'entreprise, attribuée à Brienne, si jamais elle avait pris le caractère « général et systématique », qu'on lui suppose, ait laissé si peu de traces après elle? Fouillez les collections les plus complètes. Vous aurez grand' peine à y découvrir un échantillon, un seul, des journaux qu'elle a produits. Il s'appelle : Le Hérault de la nation sous les auspices de la patrie. C'est, avec un titre prétentieux, une œuvre médiocre, dont nul des contemporains n'a daigné faire la moindre mention. Pour signaler son existence à l'attention des chercheurs; il a fallu que Barbier, dans son Dictionnaire des anonymes^ et Deschiens, dans sa Bibliographie des journaux^ consentissent à reproduire une note, que l'auteur leur avait remise pour être publiée par eux, et dans laquelle il parie de lui en ces termes : « Je suis l'auteur, le seul rédacteur du Hérault de la nation. Précurseur de tous les journaux, il sera utile à l'historien de la révolution française, qui cherchera les premiers mouvements dans le duché de Bretagne, les ordres et leurs intérêts divers, qui, depuis 1787, n'ont point changé. Les ministres du roi, le cardinal de Brienne et M. de Lamoignon protégèrent cet ouvrage périodique imprimé à Paris et son auteur. Point d'ordres privilégiés, plus de parlements : la nation et le roi. Telle fut la théorie du Hérault de la nation. (Signé) Mangourit. P.-S. Ce journal eut 63 numéros. Trois brochures de ma composition le précédèreat en 1787, sous la même protection : le Pour et le Contre^ au sujet des grands bailliages, le Tribun du peuple^ qu'il ne faut pas confondre avec la feuille périodique de ce nom, et les GracqueSy brûlés par le parlement de Bretagne. Ces trois pamphlets furent imprimés à Nantes, chez Malassis, envoyés à Versailles en ballots, et passés de Versailles à Paris, par moi, dans le carrosse de M. le garde des Sceaux (Lamoignon), et dans

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