‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 77 sur 331 · Sallier, Annales françaises^ p · texte numérisé non relu

Sallier, Annales françaises^ p

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parl^nent de Paris. Quelques jours encore, il allait rerenir en triomphateur» dans ce palais de justice» d'où il avait été chassé six mois auparavant. Partout éclatèrent les transports d'une joie plus bruyante que sérieuse. Elle s'était déjà manifestée lors de la chute de Brienne. c Depuis le renvoi du principal ministre» dit Sallier S le peuple conduit par de jeunes praticiens, et excité par les agents d'Orléans» se livrait tous les jours à des témoignages d'allégresse, qui avaient promptement dégénéré en licence. Cette troupe désœuvrée, conduite à la sédition» se rassemblait à la chute du jour» à côté du palais» sur la place Dauphine ; elle forçait les habitants de ce quartier à illuminer leurs maisons, et cassait les vitres de ceux qui résistaient ou n'obéissaient pas assez vite. Des fusées» des pétards étaient tirés en signe de réjouissance... » Ce fut bien pis lorsqu'on apprit la dis* grâce de Lamoignou, dont la fermeté inspirait encore quelque crainte. « Des désordres graves, et tels qu'on les a vus depuis se manifester dans les premiers temps de la Révolution, avaient suivi ces scènes tumultueuses. Des corps de garde avaient été pillés et brûlés, et il avait fallu combattre à force ouverte ces provocateurs, qui, encouragés par la modération dont on avait usé envers eux, avaient manifesté l'intention d'incendier les hôtels des ministres et du commandant du guet, et s'y étaient portés en foule avec des torches allumées. Pour parvenir à les disperser, il avait fallu faire feu sur ces révoltés : plusieurs d'entre eux avaient été blessés» quelques-uns même avaient été tués. »

Toutefois» et malgré le sang répandu, on peut dire que rémeute ne prit jamais un caractère inquiétant pour la tranquillité immédiate. Nous avons, à cet égard, le témoignage d'un homme sincèrement ami de l'ordre

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