‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 5)Chapitre 78 sur 331 · Kodem^ p · texte numérisé non relu

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et qui savait en comprendre les nécessités, Mallet du Pan ". « Cette guerre civile, comme l'appellent les gazetiers, n'a été qu'une mutinerie de gredins et d'enfants payés par quelques agents secrets pour faire ce tapage... Le peuple, la petite bourgeoisie n'a pas pris la moindre part à ces mouvements. » Mais, si la tranquillité immédiate ne semblait pas gravement compromise, on commençait à voir poindre, au milieu de ces désordres, des symptômes moins rassurants pour l'avenir, et Mallet du Pan s'empresse d'ajouter : « Le parlement a rendu un nouvel arrêt contre les attroupements et les pétards. Il était temps que cela finit, car Paris était sans police, le guet n'osait sévir, la ville infestée de mendiants ; des bandits demandaient de l'argent pendant la nuit aux passants. Il y a eu des vols et des assassinats. » C'était l'armée de la misère, chassée des provinces par la famine, qui commençait à refluer sur Paris, où elle devait bientôt former Tavant-garde de l'armée révolutionnaire.

En dépit de tant de contrariétés et d'pbstacles, Necker s'était mis résolument à l'œuvre *. Son premier soin, lorsqu'il reprit la direction des finances, fut de vérifier dans quel état elles lui étaient rendues. Il ne trouva que 250,000 livres dans les caisses du trésor, et cependant les dépenses courantes, obligatoires, de la semaine exigeaient à elles seules plusieurs millions. D'ailleurs, il ne suffisait pas de subvenir aux dépenses courantes. Déjà, la disette imposait au gouvernement

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