I. Bisi. part, de la RAwf. /t., p
D,g,t7„lb,.GOOgIC
l'asseublAb nationale 139
Dans tous les groupes il n'y avait qu'une seule opinion, une seule même osait se montrer : c'était celle qui accusait déjà la cour de conspiration, et les communes de lenteur. » Faut-il ajouter que, au milieu de cette fermentation dangereuse, les puissances étrangères ne restaient pas inactives ? Tous les contemporains ont cru à leur iDtervention secrète, et les mieux informés n'ont pas craint de dénoncer leurs menées. Pour n'en citer qu'un exemple, voici ce que dit Barnave, dans ses Mémoires ' : ( La capitale, dont l'immense population devait avoir sur les événements une si grande influence, déjà agitée par les élections et pur les nombreux écrits dont lea divers partis l'avaient inondée, recelait encore des principes de fermentation, qui, pour agir plus secrètement, n'en avaient pas moins d'activité. Ils existaient surtout dans cette guerre sourde que les deux grandes ligues de l'Europe n'avaient cessé de se faire au milieu d'une apparente paix. Tandis que la France et ses alliés, après avoir préparé et effectué la scission des colonies anglaises, avaient encouragé en Hollande les germes d'une révolution qui, en changeant la forme de son gouvernement, devait amener le changement de ses rapports extérieurs, les puissances ennemies, habiles à se venger par les mômes moyens, nourrissaient, en France et dans le Brabant, des germes de troubles. Lea rois oubliaient les dangers communs pour les exciter; et c'est principalement sur la capitale, foyer du grand mouvement qui se préparait, qu'ils dirigeaient leurs efforts. »
Quel que soit le rôle que la politique étrangère ait joué dans les débuts de nos troubles civils, il est un fait certain, incontestable : c'est que les retards et les obstacles imprudemment apportés à ta mise en activité des