ACTE I
GALLUS, souriant.
Je comprends : ma villa doit cacher à Livie Quelque folle beauté dont rayonne ta vie ?
SÉJAN
Elle ne restera qu’un jour dans ta villa.
Le temps de préparer ma trirème. De là,
Pour rejoindre plus tôt son aïeule mourante, Quelqu’un la conduira, par mer, jusqu’à Tarente.
GALI.US.
Mais qu’est-ce donc ?
Tibère, en se mettant au bain, Aurait dit à Procus, l’ancien préteur urbain :
« Comme Tarquin, je veux connaître cette joie,
» D’une vertu farouche et devenant ma proie :
» Le vice me fatigue étant trop complaisant. »
Et là-dessus Procus, comme un bon courtisan.
Courut de ville en villa. A Noie, en Campanie,
La femme qu’il cherchait s’offrit à son génie :
C’était un noble cœur digne des jours anciens!
Il la fit enlever par deux patriciens.
Puis revint à Caprée, où Tibère sans doute L’attendait.. . Mais un Dieu me plaça sur sa route. Quand il me, vit paraître et me vit approcher.
Il voulut s’esquiver derrière le rocher.
Mais j’avais vaguement reconnu cette femme...
Je l’atteignis... la mer se ferma sur l’infâme !
Mort ?
GALLUS
SÉJAN
Mort En hésitant j’aurais fait lâchement 1 GALLUS.
Explique-toi.
SÉJAN
C’était Àpicata!
GALLUS
Comment...
SÉJAN
N’as-tu rien entendu ?... Je me trompe sans doute. Mais on dirait, Gallus, que quelqu’un nous écoute?
GALLUS, après avoir entt’ouverl la porte.
Nous sommes seuls.
SÉJAN
As-tu bien regardé ?
GALLUS
Très-bien.
* SÉJAN, se parlant.
Que s’est-il donc passé dans mon esprit?... Un rien M’émeut... on rien...
(A Gallus.)
Vois-tu, je ne serai tranquille.
Que quand Apicata quittera cette ville 1