ACTE II
Pour mieux moiUrer ta houle et mieux porter ta faute!...
(Mouvement de Livie.)
Contrainte à l’écouter, tu feras comme moi.
Je ne veux point lutter d’arrogance avec toi ;
£t, laissant la menace à tes lèvres hardies,
Je mets la vérité devant tes perfidies.
Je suis' pauvre ; je n’ai ni passé ni présent ;
Le divorce me tient sous son joug flétrissant ;
Mais je n’ai point trahi la chasteté pudique,
Celte gardienne assise au foyer domestique.
Mais toi, qu’en as-tu fait, sœur de Germanicus,
Nièce d’un empereur, et veuve de Drusus?.. .
Crois-moi, j’aime mieux voir mes fils, hommes des rues, Traîner comme des bœufs de pesantes charrues ;
Ma fille, partager la couche d'un Romain Qui lui porte pour dot le labeur de sa main ;
J’aime mieux, je le dis du fond de ma pensée.
Avoir été maudite, avoir été chassée.
Et traîner dans l’exil ma vieillesse en horreur,
Que de donner au monde un puissant empereur Couvert de pourpre et d’or, mais dont le front sévère Se détourne honteux du tombeau de sa mère !
LÉO, accourant.
Séjan !
APICATA.
• Ciel!