SÉJAN, LIVIE
SÉJAN, à part.
Une querelle encor !
LIVIE
Tu ne m’attendais pas ?
'séjan.
Vous allez me parler de votre jalousie?...
Eh bien 1 ce n’est pour moi que de la frénésie.
Tout ce bruit sans raison, ces cris, ce désespoir.
Ne font que m’irriter au lieu de m’émouvoir.
J’ai bien assez de Rome enGn; cette tigresse,
Dont j’aurai de mon sang payé chaque caresse.
Et qui, debout au seuil, nuit et jour, jour et nuit. Fait peser sur mon front sa crainte ou son ennui !
Du reste, je me lasse, et j’ai üârne abattue !
Cette uniformité d’existence me tue !
Je veux, autour de moi, des regards satisfaits.
Qui ne s’irritent pas à tout ce que je fais.
ACTF III.
Et, partageant l’essor où mon cœur se déploie,
Qui sachent s’égayer de ce qui fait ma joie !