ACTE IV
JULIUS
César t'éiève au rang que Rome lui désigne I VALÊRIUS.
Il a pris le plus grand et choisi le plus digne !
Le peuple en est ravL Je les ai vus de près :
Ils épousent de cœur tes moindres intérêts ;
Un instant menacé, tu verrais cette foule Envahir le sénat comme une mer qui roule !
FULCINIUS.
Ceci n’est pas douteux un moment. Aussi bien Comme aux hommes d’élite il ne te manque rien : Force de corps, vigueur de tête, âme obstinée,
Tu peux voir sans pâlir croître ta destinée.
SÊJAN.
Que l’on se bâte au moins.
GALLUS, bas à Séjan.
Tous nos hommes sont prêts ; Quinze mille au Yélabre, onze mille ici près.
Le reste au champ de Mars : en tout trente cohortes.
Tu feras le signal par l’une de ces portes.
Celle-ci.
SÊJAN.
GALLUS
Sur la fin de la séance. Alors Un cri puissant se fait entendre du dehors :
Vive Ælius Séjan ! à bas le vieux Tibère !... Nous parlons dans ce sens; le sénat délibère ;