‹ La CigaleChapitre 53 sur 151 · GARIN · texte numérisé non relu

GARIN

Ah ! que n'ai-je un neveu d'aussi fière tournure !

SIMON

Nous avons pris vraiment joie à votre aventure, Beau neveu ; voici donc ce que nous répondrons :

Demeurez avec nous et nous vous apprendrons, Puisque vous aimez tant le meurtre et la tuerie, . A tuer bœufs et veaux pour notre boucherie ; Je veux vous rendre habile autant que moi !

H UGUES (se retirant.)

Merci l

SIMON

Que faites-vous?

HUGUES

Je pars puisqu'il en est ainsi.

Çà, bel oncle, écoutez ! Je sais fournir bataille ; Navrer les ennemis, d'estoc comme de taille; Attaquer ou défendre en sire noble et franc. Ou frapper fièrement de la pointe et du branc : Voilà ce que je sais, pardieu ! Je sais encore Jouter dans les tournois sur un beau cheval more^ Porter au poing la lance et l'écu du quartier. Bel oncle, et ne sais point faire votre métier : Le mien est de tuer des hommes, non des bêtes ! Or, je trouve honteux celui-là que vous faites I Et que, certe, il vaut mieux mourir de mille maux, Que massacrer ainsi de pauvres animaux!

SIMON

Reste donc en l'état où ton orgueil se juche, Beau sire, et mes florins resteront dans ma huche.

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