‹ La CigaleChapitre 62 sur 151 · LA BRODEUSE · texte numérisé non relu

LA BRODEUSE

Tu m'appelais souvent d'un geste gracieux, Pendant ces jours d'automne à broder occupée. Sous la verte charmille où par une échappée Un éclair de soleil se mourait dans tes yeux.

Assis à tes côtés et sous le même ombrage, Jusqu'aux heures du soir nous causions à mi-voix. Mais lasse de broder, je voyais de tes doigts L'aiguille s'échapper et tu pliais l'ouvrage.

Adieu les doux moments où nous pouvions unir A ton léger travail la lente causerie.

Nous laissions retomber avec ta broderie Notre vague entretien déjà prêt à iinir.

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