SOUVENIR
Je me rappelle encor toutes nos longues courses ; Pendant les mois d'été, les grands mois de chaleurs, Nous allions découvrir l'eau limpide des sources, Sous la menthe sauvage et la bruyère en fleurs.
De peur de se mouiller, car elle était craintive, Dans le creux de la main elle allait y puiser. Et sa lèvre gardait la fraîcheur de l'eau vive. Que je trouvais ensuite à travers son baiser.