‹ La Cina; romanChapitre 2 sur 21 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

rétais attentif depuis longtemps au mouvement d'immigration qui, de plus en plus, porte les peuples méditerranéens vers V Afrique du Nord. Mon premier roman, Le Sang des races, en sera mut-être un suffisant témoignage. Et d'autre part, ce que je savais de V Algérie ancienne, de la conquête romaine et des querelles sanglantes qui divisèrent si longtemps l'Eglise africaine, tout cela m'avait aidé à comprendre le présent. Le spectacle des ruines de Tipasa que saccagèrent tour à tour les Donatistes et les Vandales, que se disputèrent les roitelets maures, les byzantins et les musulmans, le souvenir des luttes religieuses qui ne furent probablement que des luttes de races, voilà ce qui me conduisit à écrire ce livre. J'avais sous les yeux les mêmes passions qui, seize cents ans plus tôt, agitèrent tout le pays. J'imaginais alors ce qui devait être, tel milieu et tels hommes étant donnés. Si plus tard les événements se sont mis d'accord avec le plan que f avais tracé, je ne puis que m'en réjouir, pour l'exactitude de mes calculs.

Comme nous vivons à une époque où l'abus du journalisme, les excès et les polémiques violentes de la presse quotidienne ont habitué peu à

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