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notamment à la lumière anérythre (*) sur laquelle nous reviendrons.
Si on utilise la lampe à fente, il est recommandable de monter la lampe suivant Guizsrraxp», de façon à obtenir une large plage homogène, soit dans la partie pré-focale du faisceau, soit dans sa partie post-focale. Toutefois, on n’obtient jamais une plage aussi lumineuse et aussi large qu'avec la lampe à lumière froide.
F. Kosy (58) a préconisé la lumière anérythre pour l’examen des vaisseaux conjonctivaux. Avec cette lumière ils ressortent en noir sur fond vert clair. Nous avons constaté, au moyen de cet éclairage (lumière anérythre de Kosy, éclairage de Vocr qui l’a préconisé pour l’ophtalmoscopie), que la colonne sanguine est mieux visible qu’à la lumière ordinaire ; on peut la suivre jusque dans les plus fines ramifications capillaires et la distinction entre veines et artères est peut-être plus aisée ; les parois restent, par contre, mieux visibles à la lumière blanche. Mais l’écran anérythre absorbe trop de lumière pour que le bénéfice soit réel ou sensible. On pourra toutefois s’en servir si l’on utilise la lampe du Docteur BaïzitarT ou si l’on dispose d’une lampe à arc.
{*) Lumière ne contenant pas de rouge, mais uniquement formée de rayons d’une longueur d'onde de 410 à 560 millimicrons.
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2 — Aspect de la circulation conjonctivale vue au biomiecroseope
Observons donc la conjonctive bulbaire au biomicroscope. Si nous utilisons la source lumineuse dont nous avons parlé, capable de nous présenter une plage d'observation d’au moins un centimètre carré, voici Ce que nous voyons : nous notons d’abord facilement l’existence de deux réseaux, l’un superficiel, l'autre profond. Il est aisé, grâce à l’appareil d’Uc- BRICH, de mesurer en profondeur l'intervalle qui sépare ces deux réseaux ; c’est là un moyen facile de reconnaître l’ædème sous-conjonctival. Nous verrons tout à l'heure quelles peuvent être les variations de cette épaisseur.
Le réseau profond est d’une observation un peu plus difficile que le réseau superficiel. Nous insisterons surtout sur l’étude de ce dernier.
— On est immédiatement frappé de son extrême richesse. Un grand nombre de vaisseaux, la plupart de tout petit calibre, Le sillonnent dans tous les sens. Ces petits vaisseaux nous montrent, les uns une colonne sanguine ininterrompue et en apparence immobile, d’autres plus rares, sont parcourus par une onde extrêmement rapide, d’autres enfin nous montrent une colonne sanguine fragmentée dans laquelle nous reconnaissons les globules en paquets séparés les uns des autres. |
A. Rollin. 3
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— Dans ce réseau si riche, que l’on voit avec une netteté surprenante, un observateur qui regarde pour la première fois la circulation conjonctivale, éprouve d’abord le besoin de s’orienter parmi tous les vaisseaux qui se présentent. Il faut donc que nous reconnaissions avant tout les artères et les veines.
Ce n’est pas, ainsi qu'il a été écrit, sur la direction du courant à l’intérieur des vaisseaux qu’il convient de s’appuyer ; on a dit que le sang dans les veines suivait un trayet dirigé du lHimbe vers la périphérie, maïs cela n’est pas exact, si ce n’est, et encore avec certaines réserves, pour les plus gros rameaux.
Pour faire la distinction, nous nous rappellerons quelques notions tout à fait élémentaires : la coloration plus claire des artères (*), le rétrécissement constant de celles-c1 de l'artère vers l’artériole et l’anse capillaire, les veines plus foncées, allant sans cesse en s’élargissant par la réunion de différentes veinules.
Un autre caractère distinctif est tiré du cahbre
(*) Cependant il faut savoir que dans certains tas pathologiques, notamment dans tous les états mflammatoires, la différence de coloration est peu sensible et que, même chez les sujets normaux, alors qu’au début de l’examen la distinction était évidente, celle-ci devient de moïns en moins manifeste, du fait même que l’œil, longtemps exposé à Aa lumière, s’hyperémie.
Dans les états de vaso-dilatation qui caractérisent la congestion du segment antérieur, cette distinction est encore difficile à faire parce que les vemes dilatées sont remplies par une colonne sanguime immobile ou en apparence immobile. Il est vraisemblable d’ailleurs que cette immobilité de la colonne sanguine est la cause de la teinte sombre, asphyxique que prennent alors les globules rouges.
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du vaisseau, les veines étant généralement trois à quatre fois plus grosses que Îles artères : cette diffé. rence de calibre est tout à fait manifeste lorsqu'on fixe, un peu en dehors du FEmbe, une veine accompagnant l'artère.
— Suivons donc un vaisseau qui, d’après sa coloration, nous paraît artériel, suivons-le dans le sens où, après s'être dichotomisé en rameaux de plus en plas fins, il devient de plus en plus étroit. Bientôt de rectiligne ou tortueux qu'il était, nous allons le voir prendre la forme d’une boucle plus ou moins fermée. À l’extrémité de cette boucle nous voyons le vaisseau, qui jusque-là était allé toujours en s’effifant, devenir brusquement plus large ; à partir de ce moment nous voyons la colonne sanguine fragmentée. C’est là le type le plus constant et le plus simple de l’anse capillaire. Au-delà commence la veine EL fig. 1).
Bien entendu il est difficile de dire où finit l’artérole, où commence Île capillaire, où naît la veinule. Mais l'examen de nombreuses anses analogues permet de reconnaître cette terminaison de Partériole et mieux encore la maissance de la veinule.
Un ‘caractère encore important, maïs celui-là plus difficile à reconnaître, encore qu'il soit dans la majorité des cas observable, est que le long de l’artériole court une onde rapide ; cette onde cesse brusquement et c’est à l’endroit où elle cesse que nous voyons apparaître la fragmentation veineuse.
— L'aspect fragmentée de la circulation veineuse