‹ La Circulation de la Conjonctive BulbaireChapitre 17 sur 67 · MERE · texte numérisé non relu

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est bien caractéristique. Les globules jusque-là pressés en une masse homogène se séparent, se fragmentent, hésitent parfois dans leur marche. Dans les anses types, là où finit l’onde qui court le long du vaisseau, finit l’artériole ; là où l’aspect globulaire apparaît, commence la veinule. La capacité plus grande du système veineux, jointe au fait que ses parois sont nettement plus minces que celles des artères explique la parfaite visibilité de la circulation globulaire à ce niveau : dans les artérioles, les globules, pressés par la pression artériolaire, forment une masse ; dans la veine, brusquement élargie, où la pression est faible, les globules s’écartent. Barz- L'ART (9) a comparé cet aspect à celui qu'offre la foule qui d’abord serrée entre deux barrières forme une masse et se résout brusquement en individus à l'extrémité de la barrière.

D’autres fois, il est impossible de suivre l’artériole jusqu’à la veinule : il y a là une lacune dans l’observâtion ; peut-être ce point invisible pour nous correspond-il à ce que les allemands ont décrit sous le nom de « pièce intermédiaire ».

Il y a, à côté de cette description de l’anse artériolo-veinulaire en boucle, qui est bien celle que la capillaroscopie digitale permet d'observer avec infiniment moins de précision, bien d’autres types ; c’est quelquefois au bout d’une ligne droite que la transformation semble se faire ; d’autres fois l’artériole semble se jeter directement dans une veinule (PI. I,

fip.2, 3)

— La description des anses capillaires, telle que nous venons de la donner, ne peut pas s’appliquer au réseau limbique.

Il est classique de dire, et cela correspond en effet aux observations que nous avons pu faire, qu’au delà du limbe plusieurs séries d’arcades surajoutées les unes aux autres s’avancent sur une étendue de plusieurs millimètres vers le centre de la cornée.

À l’état normal il est facile de voir au biomicroscope ces vaisseaux à la face antérieure de la cornée. Deux arcades sont presque toujours visibles, l’une périphérique, l’autre plus centrale (*). Pour mettre les autres en évidence il suffit de provoquer une hyperémie légère, soit comme le recommandent Vocr (133) et Messmanx (78), par un simple massage à travers la paupière supérieure, soit, ce qui est encore plus net, par l’instillation d’un collyre à la dionine.

Nous croyons qu’on n’a pas jusqu'ici donné une description tout à fait exacte de ces arcades limbiques. Ce ne sont pas, comme on pourrait le croire, des anses capillaires ordinaires, artériole aflérente . pour une veinule efférente. Ces arcades reçoivent un apport beaucoup plus veineux qu’artériel, c’est ainsi que l’on pourra voir 3 anses recevoir comme seul

(*) Ces anses vasculaires du limbe peuvent être parfois suivies plus aisément en employant l'éclairage indirect par diaphanoscopie que Vocr (133) a recommandé et qui permet souvent de voir sous l'aspect de très fins canalicules brillants, réfringents, les arcades les plus centrales,.

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apport du sang veineux, là quatrième seulement paraissant être l’aboutissant d’un très fin rameau artériel. Ces artérioles sont, ainsi que les capillaires, auxquels elles donnent naissance, généralement situées plus superficiellement que les veines (PE E, fig. 5).

D'où vient ke sang veineux qui akmente ces arcades qu’il faut considérer comme un véritable réseau veineux porte lmbique ? (Baxzrzrarr). De deux origines : l’une eonjonctivale superficielle, Pautre profonde constituée. par des rameaux venus des venules ciliatres.

Quant. à Faboutissement. de tous ces ramuseules veineux, 1l est double lui aussi, exactement comme l’apport ; cependant le réseau conjonetival superfierel semble y prendre une plus grande part. On trouvera d’ailleurs dans le traité de de Wecxer (136), une figure de Wazpeyer qui représente déjà admirablement la façon dont est assurée la circulation, et dans l’article classique de Leser (68), une deseription qui correspond bien à la réalité.

Mais ce que nos devaneiers n’avaient pu voir, faute du biomicroscope (encore que de Wecxer (136, 137) ait déjà construit un microscope cornéen précurseur de l’appareil actuel), e’est la façon dont se comporte la colonne sanguine à Pintérieur de ces anses limbiques. Elles semblent si fines au microscope que les globules ne doivent guère pouvoir y passer qu’un à un ; leur circulation y est in fintment ralentie, hésrtante, changeant de sens dans leur marche. En parlant de Ia physiologie de la circula-

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