I. -— La conjonctive, champ idéal de la capillaroscopie
La description que nous avons faite de l’aspect des vaisseaux conjonctivaux, qu’il nous est si facile d’observer au microscope, a montré, sans qu’il soit nécessaire d’y insister, quel magnifique champ d’observation s'ouvre ainsi à la capillaroscopie. La conjonctive étale en effet ses vaisseaux qui se présentent d’une façon remarquable, étant donné la minceur et la transparence de cette membrane telles qu'aucun obstacle ne paraît être interposé.
C’est ainsi qu'entre l’artère et la veine nous pouvons suivre, en général sans lacune dans notre observation, la transformation du vaisseau qui devient une artériole plus fine, un capillaire artériolaire à peine visible, puis brusquement s’élargit pour devenir veinule et par une douce progression augmente son calibre pour se continuer par une veine déjà importante.
Toutefois, ce ne sont pas seulement les modifications du calibre du vaisseau que nous révèle le microscope cornéen, mais encore les variations des réactions de ces vaisseaux eux-mêmes : ondes artériolaires si souvent visibles, mouvement globulaire veineux presque toujours perceptible.
Enfin, la possibilité d'étudier certainement mieux que partout ailleurs les réactions vaso-motrices, sous l’action des différentes substances que nous