Ésérine
L'action vaso-constrictive de l’ésérine en solution à 3 % , signalée par G. LepraT, (73) pour les vaisseaux iriens, et MacrTor (75), BarzLrrarT et BipauLzr (10) pour les vaisseaux conjonctivaux est un peu moins intense, moins rapide et de plus courte durée que celle déterminée par l’adrénaline. Toutefois ainsi que l’ont montré BarzcrarT et Bip auLT (10) elle est manifeste dans tous les cas, qu’il s'agisse d’yeux sains, glaucomateux, ou de conjonctives hyperémiées.
Cette action vaso-constrictive de l’ésérine n’est pas sans surprendre étant donné que cette substance, considérée comme un excitant du para-sympathique, devrait, de ce fait, provoquer de la vaso-dilatation.
Toutefois, ainsi que l’ont montré Danrécoporu et CarNioz (34), son action s’exerce d’abord sur le sympathique d’une façon passagère et ce n’est que
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secondairement qu’apparaît son effet excito- -parasympathique quise montre plussoutenu. Cette action amphotrope de l’ésérine se manifeste du côté de la circulation conjonctivale, car dès qu'apparaissent les modifications pupillaires déterminées par l’instillation du collyre, la vaso-constriction s’atténue, disparaît, et fait bientôt place à une vaso-dilatation manifeste.