‹ La Circulation de la Conjonctive BulbaireChapitre 30 sur 67 · Ephédrine, solution à · texte numérisé non relu

Ephédrine, solution à

Peut-être pourrait-on expliquer de la même ma-

nière l’action vaso-motrice de cette substance.

Considérée comme un excitant du sympathique, on devrait s’attendre à la voir déterminer de la vasoconstriction. Or, l’instillation d’une goutte de ce collyre détermine tout d’abord une action inverse. On voit, en effet, apparaître instantanément une vaso-dilatation manifeste, appréciable d’ailleurs à lPœil nu et qui persiste plusieurs minutes. Puis la circulation se ralentit, le calibre des vaisseaux diminue, les artères deviennent invisibles et quelques minutes plus tard on observe une vaso-constriction intense, comparable à celle que détermine l’adrénaline, mais cependant peut-être légèrement moins accusée.

La vaso-dilatation primitive déterminée par l’éphédrine est certainement extrêmement puissante. Si, sur une conjonctive entièrement anémiée par une installation d’adrénaline, on verse une goutte d’éphédrine on voit immédiatement se rouvrir tous les vais-

. EN dl seaux qui, en quelques secondes, sont le siège d’une

circulation :extéêémement active «et «montrent un aspect manifeste :de vaso-dilatation.

(Ce n’est qu'autbout de 3.à 4:minutes que la-cireulation sealentit:et qu'apparäitrde mouveau:la vasocanstriction qui devient ‘très agcusée quelques :minuites plus tard.

As NCocaine:

L'emploi de la solution à 5 % provoque une :ischémie plus faible que celle que l’on.obtient avec les substances précédentes. Son action ne commence que 4 à 5 minutes après l’instillation pour atteindre son maximum d'intensité au bout d’une dizaine de minutes.

Associée à la solution d’adrénaline à 1/1000 elle nous a semblé, conformément aux lois de Burg, sinon renfoncer, du moins prolonger la durée d’action de ce dernier collyre.

b) Vaso-constriction déterminée par les substances paralysant les terminaisons du parasympathique.

1 "Atronine, solution à 1007

Les propriétés vaso-motrices de ce collyre ont été discutées. ABapte (1) attribuait à l’atropine des propriétés vaso-dilatatrices qui en justifiaient l'emploi qu'il à préconisé dans certaines atraphies aptiques, cansidérant.que le spasme artériel,jouait un rôle de premier :plan ‘dans leur apparition. Mrcnaïz

yes

et VanceA (82), Zsurer (142) ile cconsidèrent -aussi comme un vaso-dilatateur mais d’actron-très:faible et Lepzar (73) note que iles .artèresitle l'iris :semblerit dilatées sous son action. :BarzLrarr-etiBirpauLzr:(10) hésitent à ui :accardar une action quelconque, mais tendent cependant ainsi ;qu'Enrico Moræunr ((84) à «lui assigner ‘un effet légèrement vaso-constricteur. Voiai.le résultat de leurs observations :

-Vaso-dilatation franche....... 0 ;eas » » LÉDOTO SAS dope telel eme tale diese à aies à te) PAST MOUTLICALIONS Ne NE Mere de ct enter & » Vaseeconstriction (légère.................... D 5» » ) franche... 2 .»

Plus de la moitié des ‘sujets «présenteraient :donc de la vaso-constriction, la vaso-dilatationn’étant relevée que dans 1/12 des :cas.

De plus ces auteurs font remarquerique la moitié de ces observations concernent «des malades présentant déjà une conjonctive ‘quelque :peu -:mJectée, ceux précisément dontuneaffectionoculairelégitimait l'instillation d’atropine : :corpstétranger:de la cornée extrait, petit uleère cornéen, etc. etquedans ces conditions l’atropine n’exerce presque jamais’action vasomotrice notable, alors que chez lesindrvidusnormaux,

aucontraire, l’action vaso-constrietiveestplus précise, existant dans 5 cas sur 6, ‘franche :dans 2, légère dans 3 (*).

(*) E. Morezze (84) eonstate chez 14-sujétsqué Patropine ne détermine aucune réaction. Chez 6:sujets il.note en;général-une hyperémie imperceptible qui débute au bout de quelques minutes. Il conclut de

ces observätions à une action vaso-motrice peu précise mais tend cependant à admettre une action vasotconstrictive.

Page 1