RU) A
Après s'être étendu longuement sur les méthodes utilisées pour la détermination de la pression dans les vaisseaux rétiniens, Srinrr expose ensuite son procédé dit de « la pelote » pour mesurer la pression dans les vaisseaux ciliaires antérieurs.
La méthode qu’il propose, basée sur le même principe que celle antérieurement décrite par BaïzrrarT (9), en 1920, pour la mesure de la pression dans l'artère temporale, consiste à observer les réactions de la paroi d’une branche d’une artère ou d’une veine ciliaire antérieure au travers de la pelote au moyen de laquelle on comprime le vaisseau contre le plan résistant de la sclérotique.
a) L’instrumentation nécessaire pour effectuer la technique comprend :
Une pelote, constituée par un petit cylindre en verre de 12 millimètres de diamètre et de 6 millimètres de haut dont la face inférieure est fermée par une membrane très mince, à la fois transparente et imperméable, constituée par une vessie de poisson . et connue sous le nom de « peau de batteur d’or ». Sa face supérieure, en verre, est plane. Latéralement un tube capillaire (l — 3,5 centimètres ; d — 2 milli- . mètres), s’abouche à angle droit à ce petit récipient et permet de le relier par une sonde Nélaton de 25 centimètres de long à une burette manométrique en verre (fig. 2).
La burette manométrique (d — 12 millimètres), montée sur un socle, est graduée en centimètres d’eau. Son extrémité inférieure, recourbée à angle
Loge
droit, communique avec la pelote par la sonde en caoutchouc ; elle est enfin reliée à un flacon servant de bouteille à pression au moyen d’une longue sonde (& — 2 mètres ; d — 3 nullimètres), s’adaptant à sa partie inférieure (fig. 2).
Fig. 2. — Appareil de Seine.
Tout le système étant rempli d’une solution de Ringer tiède, il ne reste qu’à élever plus ou moins le flacon pour faire varier la pression à la fois dans la burette et dans la pelote. La petite membrane, refoulée en dehors sous l'influence de la pression,
2, + DAC F7 Je
bombe pour prendre un aspect demi-sphérique ou conique. Il suffit alors de l'appliquer sur un vaisseau pour qu’on note, en observant à travers la face supérieure de la pelote, la réaction de ce vaisseau à la pression exercée sur lui.
On pourrait relier directement la bouteille à pression à la pelote, en éliminant la burette manométrique et en élevant simplement cette bouteille le long de l’échelle graduée. Cependant les moindres variations de la sonde reliée à cette bouteille ou les oscillations du liquide dans celle-ci entraînent des vibrations de la membrane de la pelote visibles à lPœil nu et faussent ainsi l'expérience. Ces vibrations pouvant ainsi entraîner des erreurs dans la lecture du résultat sont éliminées grâce à l’interposition de la burette manométrique.
De nombreuses expériences de Sripez ont d’ailleurs démontré qu'il est pratiquement préférable de se servir de la burette.
b) Exposé de la méthode