SES AE
On sait d’autre part que dans le réflexe naso-facial
il y a toujours une vaso-dilatation nette de la circulation conjonctivale.
Nous rappellerons les caractères de ce réflexe, décrit d’abord par Emile Werze et Prirrpre (138) : si l’on excite la muqueuse pituitaire en promenant à sa surface, de préférence au niveau de la queue du cornet moyen, un stylet recouvert de coton, on fait apparaître, en même temps que du larmoiement, de l’injection de la conjonctive principalement au niveau de la partie inférieure et externe. Si le réflexe est plus accentué, en particulier lorsque le coton est imbibé de liquide excitant, tel qu’alcool, éther ou hiquide de Bonain, l’hyperémie envahit toute la conjonctive du côté sur lequel porte l'excitation et se manifeste même du côté opposé.
L’are réflexe part du trijumeau et arrive au noyau lacrymal du facial ; de là suivant le trajet des fibres qui empruntent le trajet du facial jusqu’au ganghon géniculé, il passe par le nerf grand pétreux superficiel et le nerf vidien dans le ganglion sphéno-palatin ; à ce niveau, par l'intermédiaire de nouvelles fibres qui en partent, l'excitation arrive par l’arcade orbitonasale et le lacrymal à la glande lacrymale et à la
conjonctive.
MEN SRUEE
V. — Mesure de la pression dans les vaisseaux ciliaires antérieurs
Cette mesure a été effectuée la première fois par Srinez (115). Son but était alors de confirmer la théorie de Leser sur l’origine et l’élimination de l'humeur aqueuse, théorie que certains essayaient de battre en brèche. Grand admirateur de LEBER, il se fit un ardent défenseur des idées de son maître et réussit par de nombreuses expériences à mettre en évidence les échanges qui s’établissent entre la chambre antérieure et les vaisseaux épiscléraux.
Pour confirmer ces données, la connaissance de la pression dans les vaisseaux ciliaires antérieurs devait en particulier être pour lui d’un grand appoint. En effet, connaissant le chiffre de la pression veineuse de ces vaisseaux, il lui devenait facile d’en déduire la pression qui règne dans le plexus veineux intra-scléral de LeBer et le canal de ScHLEMM qui s’y rattache. En comparant alors les chiffres ainsi obtenus avec ceux de la tension oculaire, SkIDEL (115) put démontrer que l’humeur aqueuse était capable de s’éliminer par le canal de Scaremm, la pression dans celui-ci étant inférieure à la tension oculaire.
D'autre part, la mesure de la pression artérielle dans les vaisseaux ciliaires devait lui permettre de soutenir la possibilité d’une filtration continue de la masse liquide du sang vers l’intérieur de l’œil.