CHAPITRE I
jusqu'à 8 pieds anglais, soit environ 2m,40, dans un piézomèlre vertical adapté à l'artère carotide d'un cheval. C'est à cause de cette forte charge que le sang jaillit si loin lorsqu'une artère est blessée. fju^t^^^"^-
Mais la pression n'est pas la même dans tous les points de l'arbre circulatoire. Les physiologistes ont adapté des manomètres aux )^[ j\>^ différents vaisseaux et ont constaté que la pression est élevée dans toutes les artères, et que sa valeur y atteint en moyenne de 12 à 20 centimètres de mercure; que cette pression décroît légèrement à mesure que l'on explore une artère plus éloignée du cœur, conséquence nécessaire de la direction du courant san- ^ u^w-, guin ; enfin que, dans le système veineux, la pression est réduite à quelques centimètres de mercure, que parfois elle est nulle ou même négative. Cette grande chute de pression, des artères aux veines, tient à ce que le sang rencontre de grandes résistances dans les petits vaisseaux et dans les capillaires qu'il doit traverser. En amont de ces obstacles , la pression est élevée ; en aval, elle est basse, comme on l'a vu figure 5.
Imitation artificielle des phénomènes de la circulation.
■ § 10. — Pour traduire sous une forme saisissante des lois du mouvement du sang, Weber imagina un appareil fort simple qu'il a nommé schéma de la circulation et qui en reproduit en effet quelques-uns des phénomènes les plus caractéristiques1.
1. Le schéma de Weber était formé d'un intestin de chèvre, courbé et refermé sur lui-même, de façon a former un circuit continu qu'on remplissait de liquide à l'aide de 1 entonnoir c. Supposons que ce circuit ait un mètre de circonférence, et qu'en un point
Fig. 6. Schéma ,!o Weber destiné à imiter le mécanisme de la circulation du sang.
d^ToupLtTefr'"6 " °", ? diSP°Sé amp°Ule mUni° à 868 ext«* de dlZZT 1 , i . \gù rant danS le mème sens- Cet,e ampoule va représenter
t, erf .' ' gent d'impU,Si°n d" Ii(|"ide' ^-à-di'e le cœur. " ' effet, s, Ion compnme l'ampoule c, l'une des valvules se fermera et l'autre
Le schéma de Weber était insuffisant, mais les services qu'il a vendus m'ont engagé à en construire d'autres dans des conditions moins imparfaites. Après un grand nombre de tentatives et de perfectionnements successifs, j'ai réussi a obtenir un appareil qui imite d'une manière satisfaisante les phénomènes mécaniques de la circulation.
Outre les avantages que présentent ces appareils artificiels comme moyens de démontrer le mécanisme de la circulation, ils servent encore aux recherches; bien souvent ils ont donné, de la manière la plus imprévue, l'explication de phénomènes observés dans la circulation du sang et dont la cause était fort obscure. Certaines formes du pouls ou de la pulsation du cœur, les bruits qui se produisent dans les vaisseaux, les rapports de la pression a la vitesse du sang, les troubles circulatoires produits par les lésions valvulaires du cœur, par l'ossification des artères, par les anévrismes etc tout cela s'éclaire au moyen des expériences faites sur les appareils artificiels; aussi aurai-je souvent l'occasion de mentionner les résultats qu'ils m'ont donnés. Ainsi, en rapprochant des tracés du cœur ou du pouls produits artificiellement de ceux qu on obtient sur l'homme sain ou malade, on constatera aisément 1 identité des deux formes.
Certains médecins ont paru choqués de l'emploi de cette méthode; imbus de l'idée que les phénomènes de la vie échappent . aux lois de la physique, ils répudient toute assimilation de ce
ouvrira, comme cela arrive dans le cœur à chaque systo.e des ventric .les, de sorte
compression, le liquide ^ -eus inverse, empe-
son point de départ en c, tandis que la vaivuie y, SUDn0se une série de
chera tout reflux du sang qui a pénétre dans le tu ^ ^ eTdeux valvules, et compressions et de relâchements de l'ampoule c compr e enlr^e du drcuit. A aussitôt voilà une circulation continuelle élab.ie te * ™^ nte unc al,ère chaque impulsion nouvelle un ^«^^^^Jdrcolaire. chez un animal vivant se fait sentir dtan^;U%1p7"deUebeaucoup de rappareil circula- Le schéma de Weber, ainsi construit, différa. a U périphérie, et
l0ire des animaux. Chez ceux-ci les voies ^^^^ pis largecelles qui le ramènent au cœur, les artères etles ve ne ne 4 ^ ^
ment les unes avec les autres, mais, au contra» e, pai des passag le sang éprouve de grandes résistances ,,exécution de son schéma, Weber plaça
Pour imiter ces conditions analom.ques dans l execu ion ae de dans l'intérieur du tube circulaire une éponge c qu. «^rt J de barrage pel, frottement, de manière à constituer au-devan du ^ jno «o ^ méable, vu la porosité de ,'éponge. ^ ^ ^
celui que le sang artériel rencontve dans ies va. le système veineux.