‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 12 sur 431 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

qui se passe dans les êtres vivants avec ce qu'on observe en dehors d'eux, et croient tout expliquer pour des propriétés vitales. A ce titre, ils pourraient blâmer les physiciens de prétendre imiter dans leurs laboratoires les phénomènes de la nature.

L'œuvre de l'expérimentateur est de substituer aux conditions naturelles d'un phénomène des conditions artificielles, simples et bien connues, que l'on combine et gouverne à son gré pour en étudier les effets. i

Ce n'est plus seulement en chimie et en physique que cette méthode trouve sa place; les physiologistes l'emploient à chaque instant et les esprits les plus sérieux se hasardent rarement à émettre une théorie sur un phénomène physiologique sans en avoir cherché le contrôle au moyen d'expériences faites le plus souvent en dehors de l'animal vivant. Aussi peut-on, sans être taxe de hardiesse, recourir à cette méthode que tant d'hommes eminents n ont pas dédaigné d'employer1.

Suivant le but qu'on se propose, l'appareil qui doit servir sera plus ou moins compliqué. Pour donner une idée des changements de la tension artérielle et de la production du pouls, il suffi d un tube plein d'eau et d'une petite pompe foulante qui projette du liquide d'une manière intermittente. Veut-on reproduire les bruits valvulaires du cœur, l'appareil doit être mini d'un organe d impulsion rappelant moins imparfaitement la fonction du cœur et de ses valvules; s'agit-il de représenter les rapports des inflations artérielle et veineuse, et même ceux de la grande et de la petite circulation, la disposition sera encore plus complexe Or, comme l'imitation des phénomènes mécanique d

es cltlsT PlUS *** ^°i&-m i

des conditions de la nature, j'ai tenté de reproduire dans „n

schéma unique les deux cœurs et la double cLu^Z*

sciences, Comptes rendus, 9 janv 1841) r »™l T l P Amélie. (Acad. des sance des mouvements du sa gda e pe S vai T ""'^ à * COn"aisle suivirent dans cette voie de coZ\ e Syl TLZ a , F™'™ exPé,imentat^ Ainsi, pour ne parler que de ceu m l nnf h ï?? P^nomènes physiologiques, niques de la circulation, H fZl t c e f^1^^ "« phénomènes méca-

marey, Circulation.

Importance des expériences pliyslui.es pour éclairer le* phénomènes de la circulation du sang.

a ! i De nombreux éléments concourent à produire des changements dans la circulation du sang. Le volume des ondées que le ventricule envoie dans les artères, la force avec laquelle le san- est projeté dans ces vaisseaux, la fréquence des impulsions du cœur le degré d'élasticité des artères, la résistance opposée par les petits vaisseaux, etc., sont autant d'influences qui entrent comme facteurs dans le mouvement du sang; que l'un d eux varie, dans un sens ou dans l'autre, aussitôt des changements se produisent dans la circulation. Or, si la variation porte sur plusieurs de ces éléments à la fois, il est à peu près impossible de prévoir la modification que devra subir le cours du sang dans ces conditions compliquées.

Les vivisections ont pour but de déterminer les effets produits

chouc d'épaisseurs et de caUb— ; Ijj^U* més de poches ^ranc^^e ^ ^ ^ ^

Pour animer cette machine et imiter les impulsions systoliques des oreillettes et des ventricules, on a applique audevant de ces quatre ampoules quatre petites planchettes dont chacune est articulée à charnière sur la planche qui supporte l'appareil. Ces planchettes occupent les positions indiquées dans la figure 7 par des lignes ponctuées; el es peuvent exécuter un mouvement de va-et-vient comme les volets d'une fenêtre. Dans ces mouvements, les cavités du cœur suassent des alternatives de compression et de relâchement. Les planchettes mobiles ou compresseur son actionnées par un moteur rotatif situé sous une table qui Apporte tout l'apparei.; ce moteur exerce des tractions alternatives sur les compresseurs des oreil elles et des ventricules : je n'insisterai pas sur les delà ,1s . le la construction de ce schéma; le lecteur les trouvera dans les notes techniques à la fin de cet ouvrage.

Les battements et les bruits du cœur, le pouls des artères les souffles Vasculaires, etc., en un mot, tout ce qu», chez les animaux vivants, traduit la circulation du sang,

se reproduit sur hj^*J** sur le schéma des formes variées. Le battement JTJ^S^S^ ,s variétés qu'il présente chez l'homme et chez le. animaux, soit à fétat sain, soit à l'état pathologique,

Fig. 7. Disposition générale du schéma double de la circulalion.

Page 1