CHAPITRE XV
dentés expériences avant été faites sur un tube fermé à son ,
extrémité, il y avait lieu de chercher si les mômes phénomènes
se passent dans un tube ouvert a ses deux bouts et traversé par ^
un courant continu de liquide, ainsi que cela existe dans la L^/£v/k-' <^^-
circulation du sang. Or, l'expérience a montré que la propagation M ' eo^^t
de l'onde se fait de la môme façon quand le tube est traversé par
un courant de liquide; la marche des ondes étant, comme l'a dit
Weber, indépendante du transport matériel du liquide.
§ 152. — Ondes dans les tubes branchés. — Enfin, au lieu d'un tube simple et rectiligne comme celui que nous venons d'employer, si nous avions affaire à des tubes branchés les uns sur les autres comme le sont les artères, l'onde se transmettrait-elle de la même façon?
Fig. 125. Pulsation du cœur Puis, pouls earotidien Car, et pouls de la tibiale Tib, recueillis sur le schéma pour montrer le retard inégal des pulsations des artères sur celles du cœur.
Pour répondre à cette question, il suffit de recourir au schéma delà circulation qui a été décrit précédemment. En appliquant, sur différentes parties de cet appareil, des explorateurs du pouls ^ placés les uns sur l'origine de l'aorte et sur les gros troncs arlé- ^ ç^U^/ flyù^ riels, les autres sur les branches secondaires ou sur des artères très éloignées du cœur, on voit, en inscrivant simultanément ces différentes pulsations, que la transmission de l'onde se fait suivant les mômes lois que dans le tube élastique rectiligne dont nous nous servions tout à l'heure.
g 1 53, Identité du relard du pouls sur le schéma et sur les artères
des animaux. — Ces. pulsations, dont le retard s'accroît à mesure nue le vaisseau qui les a fournies est plus éloigné du cœur, rap- / , pellenl complètement ce qui se passe sur le vivant quand on înx^r^ oUU^ t ^ ^ fo.g leg pulsations (le différentes artères. En comparant la ^ ^ jf^^ figure 124 recueiHie sur le schéma à celle que donne l'inscription simultanée de la pulsation du cœur, du pouls de l'aorte et de celui £^ de la fémorale (fig. 118) on voit que, de part et d'autre, le retard delà pulsation s'observe dans des conditions identiques.
Conditions qui font varier le retard de transmission dn pouls.
2£vW ^ 'wV^i § 154. — Dans la circulation du sang, deux conditions peuvent ^ZltT'^^modirier la vitesse de transmission du pouls : la force élastique des artères change à chaque instant; toute augmentation de l'obstacle ! à l'écoulement du sang, en élevant la tension artérielle, devra accélérer la propagation de l'onde du pouis. Mais il se produit en même temps une influence de sens inverse qui annule à peu près complètement leseffetsdel'accroissement de la force élastique des vaisseaux: c'est la moins brusque pénétration du sang dans les artères1. En effet, le cœur a d'autant plus de peine à se vider qu'il rencontre une résistance plus grande. Nous avons vu, § 48, ■^Jf P^que par l'effet de cette résistance augmentée, il envoie moins de •p^-yt sang dans les artères ; ajoutons qu'il envoie moins vite ces ondées
T~ [>UrS* < de petit volume.
Inversement, quand la tension artérielle est faible, cette cause , de ralentissement de l'onde sanguine est compensée par la pêne-
fZ--l^H^A tration plus facile et par conséquent plus abondante e plus brusque du sang ventriculaire dans le système arlcnel. De ...T^^ces conditions résulte une tendance à la translation plus raP1de r de l'onde du pouls.
' , C'est en vertu d'une conceplio» «.éorique que Webe, a dunné je re.ard du pouls
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mdicarct. » On a vu que ce rei , déterminations cl.n.ques qu'on
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