CHAPITRE XVI
Dans la circulation calme, lorsque l'ondée ventriculaire pénètre avec lenteur dans les artères, on n'observe pas ces vibrations du sommet delà pulsation du cœur. Ainsi, dans la figure 137, le sommet de la pulsation présente une forme qui correspond à des ondes beaucoup moins amples que dans les exemples que nous venons
Fifr. 136. Circulation calme du n atin ;{le sommet de la pulsation du ereur a des ondes de faib'e
amplitude.
de mentionner ci dessus. Les systoles ventriculaires produisent w""-v'' dans une aorte très tendue des ondes assez fréquentes, mais de faible amplitude; on en peut juger par la forme du tracé ventriculaire dans la circulation calme.
Pendant la diastole des ventricules, les ondes des artères restent confinées dans ces vaisseaux.
§ 160. — Aussitôt que les valvules sigmoïdes se ferment, le système artériel cesse de communiquer avec la cavité des ventricules; la pression suit alors une marche indépendante dans les cavités cardiaques et vasculaires. On peut même dire que cette marche est inverse, puisque le cœur en diastole se remplit graduellement et que, pendant ce temps, les artères se vident peu à peu par l'écoulement du sang à travers les capillaires.
des ondes dans l'aorte et amène la bifurcation du sommet de la pulsation du cœur gauche, comme dans les exemples ci-dessus indiqués.
Le jour môme où je communiquai à l'Association des médecins (session de Cambridge) cette particularité du retentissement d'ondes aortiques dans la pulsation du cœur, en feuilletant le Journal of Physiology, 1879, je trouvai un récent mémoire de A. Waller, qui signalait, sans en donner d'interprétation, ce phénomène singulier de la bifurcation du sommet de la pulsation cardiaque chez l'homme après 1 inspiration du nitritc d'amyle. Je crois que l'explication de ces pulsations bifurquées est toute naturelle, et que c'est à des ondes aortiques retentissant dans le tracé ventriculaire qu'est due celte forme de la pulsation (fig. 135).
Les ondes qu'a l'ait naître la projection du sang dans les artères cessent do se faire sentir dans le ventricule pendant leur diastole; elles restent confinées dans le système artériel où le sphygmographe continue a les déceler. Il se produit même dans l'aorte une onde particulière forte et brève au moment de la clôture des valvules sigmoïdes; nous connaissons déjà cette onde, mais elle mérite une étude plus approfondie.
Onde de clôture de* valvule* slgmoVdea.
§ 161.— Revenons à la figure 137, qui représente les phases de la pression dans le ventricule gauche d'un cheval, le pouls aortique et le pouls de l'artère fémorale. Pendant la chute de pres-
Fie 137 Tracé de la pression du sang dans le ventricule.- 2. Poula aortique - 3. Pouls de IWtt S S S» effets de la clôture des valvules sigmoïdes dans les trois traces. On a repre- ^ par un tr'ait hSonîal \ 3 la durée de .a périof. systolique dans .es pulsations arténeUes.
; lion qui signale la diastole/on voit en S, dans le tracé ventriculaire une petite onde qui accidente la brusque descente du «T~^ tracé -'c'est l'onde de clôture de la valvule sigmoïde. Celle-ci, refoulée brusquement vers le ventricule au moment du coup de bélier du sang refluant de l'aorte, fait un instant relief dans, le