‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 146 sur 431 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

pouls peut tenir à différentes causes : il s'observe dans l'altéra- { ft tion sénile ou athérome des artères; ces vaisseaux ont alors perdu leur élasticité et deviennent très peu extensibles dès qu'ils r>y^jLr <ù-

ont reçu une partie de l'ondée que projette le ventricule. Dès ju^. <~~~^ lors, l'effort ventriculaire n'accomplit que lentement et avec peine ^J^JiXf^ la dernière partie de la systole. Dans l'insuffisance aortique, des l^<^Jj{^U conditions analogues se produisent. On peut considérer que la ç^jZ- t^rr^f- ' colonne sanguine, subissant ainsi un temps d'arrêt dans sa pénétration à l'intérieur des artères, donne un véritable coup de bélier contre les parois artérielles. On fait naître en effet un coup de bélier et la saccade de l'ascension en comprimant la radiale audessous du point d'application du sphygmographe, ainsi que la figure 159 en montrera un exemple.

Sommet de la pulsation.

§ 171. — On pourrait croire que le sommet de la pulsation est , un point mathématique intermédiaire entre l'ascension et la descente, et correspondant à ce moment très court où l'afflux cesse de contre-balancer l'écoulement du sang. Il n'en est pas ainsi, et il faut, dans certains cas, assigner une étendue au sommet de la pulsation.

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Fig. 145. Types diyers du pouls; le sommet de la pulsation du tracé est représenté par

une ligne pleine.

Dans la figure 145, n° 3, on voit que l'ascension est suivie d'un temps d'arrêt dans lequel le levier reste fixe dès qu'il est arrivé au sommet de sa course. Il y a, pour ainsi dire, équilibre entre l'afflux et l'écoulement du sang. En effet, si l'afflux prédominait, le levier s'élèverait encore; s'il s'arrêtait, comme l'écoulement à travers les capillaires à toujours lieu, le levier commencerait à descendre à partir du sommet de l'ascension. 11 faut donc, de toute nécessité, que pendant la partie horizontale, l'afflux du sang

et son écoulement se compensent d'une manière parfaite et qu'à *J*J>& 1 chaque instant, il entre dans les artères une quantité de sang

fU ' l^^t<5-absolument égale à celle qui sort par les capillaires. Il est égaler ment évident que, dans ce type du pouls, la durée de la période c^JLC^ ' systolique se prolonge jusqu'à la fin de la ligne horizontale qui

S °^J~' lk- uf^^onstitue le sommet. On verra que cette forme s'explique parfaitement parla nature de l'affection qui la produit le plus souvent, l'induration ou l'ossification sénile des artères. '^^^^kSJ J'appelle plateau cette forme du sommet de la pulsation. Ce

plateau n'est pas, en général, séparé des périodes d'ascension et de descente par des angles aussi vifs que ceux qui sont représentés ci-dessus : souvent, il est limité par des angles arrondis.

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