CHAPITRE XViî
le pouls aortique (fig. 118, § 145) et ce n'est que graduellement,
après avoir parcouru une longue étendue de vaisseaux élastiques, -
que le pouls prend une période d'ascension plus lente: à la pé-
dieuse, il présente toujours une ascension assez lente ; à la carotide, flk** <r^^v**^
au contraire, il est presque toujours brusque à son début. Les
caractères initiaux de la pulsation se conservent quand le cœur
envoie son ondée avec lenteur dans un système aortique peu exten-
sible ; certains pouls séniles ressemblent à des pouls aortiques. &J ^^M^^
Le sommet arrondi de la pulsation s'observe dans les cas de pénétration lente du sang dans un système artériel souple et extensible. Ainsi, dans le rétrécissement aortique, dans le ralentis- ^a^t ^Ms^U^' sementdu cœur qui accompagne le sommeil ou le refroidissement. f^JtJr*- ^*/y^M Dans ces cas, la phase systolique du pouls présente une grande * X
durée. ^<**^WK~î'i
On observe encore le sommet arrondi dans certains cas de L pouls fréquents, mais avec facile perméabilité du système capil- nJ^ÇJT laire ; il n'y a plus alors aucune saccade dans la pénétration du <
sang.
Onde systolique du pouls normal.
in. — Bien qu'on puisse observer à l'état normal les formes les plus variées du pouls, il en est une cependant qui chez £i
Fig. 146. Type normal du pouls radial grandi. - Les ondulations 0 et c appartiennent
a la phase systolique.
l'homme jeune, en santé, éveillé et au repos, se rencontre très fréquemment. Cette forme est représentée (fig. 146) en grandes dimensions, pour en faciliter l'analyse.
La phase systolique renferme deux inflexions : la première, b, h formant le sommet de la pulsation, arrive à la lin de la période
ascendante ; elle n'est point aiguë comme dans les cas où les ^ t-t '-' r* artérioles et les capillaires laissent insuffisamment écouler le
~JP![ sang, et où le système artériel arrive brusquement à s maximum. Ce sommet b est suivi d'une onde c qui rebondissement dicrotique d.
qui précède le
rebondissement aicrouque a.
U^f ^c^^^UvfcC L'onde c a beaucoup préoccupé les physiologistes dans ces der- ^v^^'^r^ nières années; plusieurs l'ont considérée comme un effet de la
vibration propre des parois vasculaires1. Heynsius et Isebrée Moens
t.v ,„ PoulB radial A et pulsation du ventricule gauche V G recueillis sunultanement après un C effort L'onde syslolique c se confond graduellement avec la Qu du plateau systohque.
en réservent l'interprétation ; ils la désignent par la lettre S dans leurs tracés2 et plusieurs auteurs ont partagé cette réserve'. Pour ^ moi cette ondulation est un vestige du plateau systohque, § 171,
dont elle accuse la fin, On voit, dans le tracé B (fig. 146), une ligne ponctuée qui restitue l'aspect général de ce plateau systohque, sur lequel le sommet de la pulsation s'élève, accusant la brusque pénétration de l'ondée qui donne un coup de bélier amorti.
1 Wolfï désigne cet élément de la courbe comnie première meisure ou première ascension secondaire, mais d'autres auteurs l'ont considéré comme une onde d elast.cilé appartenant aux parois artérielles.
Une Vibration propre des parois vasculaires, indépendant* du mouvement du liauîîe semble incompatible avec les lois de la physique, bien qu'on la trouve mpUcit ment adm se par Volkmann. Landois semble .'avoir accréditée Fil les medec, de 1 Allemagne qui la désignent sous le nom d'onde d'élastic.té Voir Rtjgel, Uebcr A» ncdeutunq der Pulsunlersuchung. Klin. Vortrage, 144 et 145, 1878.)
Commen c mpl,ndre, étant donnée l'incompressibilité presque absolue des hqu.des, que iTparo Tune artère se dilatent et se resserrent sans que le sang part.cpe ^a ce Z velZ en <=e déplaçant et en formant de véritables ondes, d.latees puis conden- Te" U sembllueTouî mouvement brusque de la paroi vascu.aire son necessa.roment commandé par un changement de la pression du sang. 2 Isebrée Moens, Die Palscurve. (Leyden, 1878.)
3. Hoslo, Sulla cWcolazïone del sangue nel cervelle deW uomo. (Roma, 1880.)