CHAPITRE XVII
Pour prouver que cette interprétation est juste, nous montrerons un exemple dans lequel une modification passagère de l'état 'V. ' circulatoire transforme graduellement les caractères du pouls et fait passer peu à peu l'ondulation c à l'état de plateau systolique. La ligure 147 représente le pouls radial A, et la pulsation du cœur VG, recueillis simultanément après un effort. Les ondées vcn- ^ 2v~- 0 triculaires croissent graduellement de volume; le pouls accuse tclM. . cet effet par des systoles plus amples et plus durables. Ne consi- , L~ dérons que la ligne du pouls ; nous y verrons l'onde c naître, s'accentuer, s'élever et se confondre avec le sommet aplati de la jJI/C G/ - À pulsation. Or, vers la fin du tracé, il est indiscutable que l'onde c V constitue l'inflexion terminale du plateau systolique § 171.
Période de descente de la pulsation. 1 , ' /-
§173. - Cette période correspond à la phase diastolique du pouls ; elle exprime, par sa pente plus ou moins rapide, la vitesse plus ou moins grande avec laquelle le sang s'écoule des artères. Il ne faudrait pas cependant attribuer toute la partie descendante 1 du trace dune pulsation à celte phase diastolique; nous venons de : voir que certains sommets de la pulsation présentent une inclinaison descendante. Le type le plus fréquent du pouls normal montre comme nous venons de le dire, une inclinaison descendante très prononcée pendant sa phase systolique La véritable descente du pouls comprendra seulement la phase *
dicrotisme. Ce rebondissement diastolique ne manque nresmie jama s< dans le cas d'intégrité des valvules sigmoïdes mais son amplitude varie beaucoup : à peine perceptibfe dans "é de certames pulsations, il est dans d'antre ™ r f doigt le sente nettement. ^ f°rt P°Ur ^e le
J Conditi°™ <f augmentent l'amplitude du dicrotisme.
- La brusque pénétration de l'ondée ventriculaire , son petit
Phénomène ainsi ob erv L ^71 ^f^f<> «■ «S 1850), mais le
pouls existe memeïïli ■ nonua"! ' ° ^ *Ue '° dicrolis™ du
mahey, Circulation.
volume et la faible tension artérielle augmentent l'amplitude du dicrotisme. Celte dernière condition agit de deux manières : d'une
teus'es ne laissent pas le dicrotisme se produire. Les conditions qui favorisent l'apparition du c
part, en favorisant la formation des ondes. (Des artères athéroma-
dicrotisme ont été
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Fig. 148. Pouls d'un même malade. - 1, apyrexie ; 2, état fébrile, dicrotisme très marque.
déjà indiquées à propos des expériences sur la production des ondes, g 155, où nous avons vu que la vitesse d'impulsion du liquide, l'extensibilité du tube et le petit volume de l'ondée qui y est projetée, augmentent l'amplitude des ondes secondaires. On trouvera à l'appui de ces propositions de nombreux exemples dans la partie pathologique de cet ouvrage; quelques types suffisent pour le moment :
La figure 148 est le tracé du pouls d'un sujet qui, atteint d une coxalgie suppurée. avait, chaque soir, un état fébrile très pro-
Fig. l'r. Pouls dicrote dans le rhumatisme articulaire aigu.
nonce- le matin, son pouls était deux fois moms fréquent et très lent dans sa phase sjstolique. La ligue 1 est le pouls du mata la i"ne 2 le pouls du soir. A la lente ampliation du vaisseau coreTpond Vdtalta. très faible, moindre à ^ un suiet sain. Le pouls du soir montre, au contraire, a la su.te d une 'brusque arrivée du sang dans l'artère, un dicroUsme très prononcé.