‹ La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies [electronic resource]Chapitre 15 sur 431 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

de son retour à sa longueur primitive. Mais les procédés ordi- asilaires de la myographie consistent à attacher à un levier inscrip- ;

teur le tendon sectionné d'un muscle, de façon que les chan- £*^>w.

gements de longueur de ce muscle impriment au levier des L .<

mouvements susceptibles d'être inscrits. Pour le cœur, on doit '"^"^y

recourir à une autre méthode qui consiste à inscrire les chan- '^v^' gements du diamètre transversal des muscles; ceux-ci traduisent

fidèlement les phases de l'action du cœur : sa fibre musculaire, en * ,

effet, ne peut diminuer de longueur qu'en se gonflant, ni s'allon- 1)

ger qu'en s'amincissant. J^

Myographe du cœur.

I 14. — Un cœur ou tout autre muscle, placé dans les conditions représentées figure 8, donnera la courbe de ses mouvements.

Fig. 8. Myographe simple du cœur.

On excise le cœur d'une grenouille et on le place dans un petit godet de cire modelé pour le contenir exactement et disposé. sur une tablette de métal établie sur un support. Au-dessus du cœur est placé un levier horizontal de bois mince et léger; ce levier dont la base est métallique, porte un curseur auquel est appendu

un petit bâtonnet de moelle de sureau ; on place ce bâtonnet sur

la partie du cœur dont on veut explorer le mouvement1.

La plume qui termine le levier de ce myographe trace sur un cylindre tournant des courbes dont l'ascension correspond à la systole et la descente à la diastole du cœur. Sur toutes les espèces animales, le cœur, vide de sang et soumis à l'étude myographique, donne des courbes semblables, dont la figure 9 montre un spécimen obtenu sur la grenouille. De bas en haut s'échelonnent trois séries de courbes correspondant à des degrés croissants de fatigue du muscle. Chez toutes les espèces animales, l'épuisement du cœur, bien qu'il varie sous le rapport de la rapidité avec laquelle il se produit, s'accompagne des mêmes transformations du mouvement : les systoles diminuent à la fois d'amplitude et de fréquence.

Or, si nous laissons de côté ce qui a rapport au rythme du v~7*A^cœur et dépend de l'innervation de cet organe, pour ne considérer [ que la forme du mouvement cardiaque, nous y trouvons une res- " semblance parfaite avec la secousse des autres muscles.

La forme de la systole est celle d'une secousse musculaire : la période ascendante qui correspond au raccourcissement du muscle est plus brève que la période descendante, c'est-à-dire de

retour du muscle à sa longueur primitive.

La fatigue modifie dans le même sens la systole du cœur et la secousse d'un muscle : de part et d'autre, il y a diminution de 1 am- 'I^T plilude et augmentation de la durée du mouvement

La chaleur et le froid impriment les mêmes caractères à la systole du cœur et à la secousse d'un muscle. La chaleur donne à ces ' mouvements de la brièveté et de l'énergie; le froid les affaiblit et les allonge.

Cette analogie entre la systole et une secousse musculaire ne saurait être infirmée par la différence de durée que présentent ces deux actes. Sur la grenouille, la systole du cœur est, il est vrai, beaucoup plus longue que la secousse d'un muscle volontaire ; maTon saU que la durée d'une secousse musculaire varie sous l'influence d'un grand nombre de conditions : ainsi, en ^idissant les muscles d'une patte de grenouille, on en rend la secousse

L Il est bon qu'une petite pointe soit appliquée ^^^^t ™ qn'eile dépasse légèrement. Cette pointe s'.mplante dans la substance du cœur p vient tout déplacement latéral.

CHAPITRE II. 25 aussi longue et môme plus longue que la systole du cœur. D'autre part, chez les différentes espèces animales, il y a des différences énormes dans la durée de la secousse musculaire : j'ai trouvé que

[Il

Fig. 9, Tracés myographiques d'un cœur de grenouille isolé.

les muscles pectoraux d'un oiseau agissent à peu près 75 fois TjO) plus vite que les muscles de la tortue.

La systole n'a pas la même durée dans les différentes parties du7 cœur : l'oreillette accomplit la sienne beaucoup plus vite que le n ventricule, ainsi qu'on le voit par la figure io, recueillie sur le cœur détache d'un lapin. "

Fig. 10. Durées comparatives des systoles de .'oreillette 0 et du ventricule V sur un cœur de lapin.

Variations électriques q„, accompagnent le* mouvement,

«In cœur,

svstôle Z~ ChCTChé * C°ntrÔler Ces vues sur la »«ta» de la systole du cœur, eu eomparaut les phénomènes électriques nui

cz:r t -ait™ q?r produiseni pendMt " ~

un musclei j a[ trouvé ceUe con argument nouveau pour l'assimilation de la systole du'cœur a une secousse!

oft LA CIRCULATION DU SANG.

En effet, si l'on applique le nerf d'une patte gatvanoscop^ue de grenouiile sur le cœur d'un animal, on voit, a ehaque systole cardiaque, la patte galvanoscopiquc donner une secousse Or, e caràrte e du mouvement produit par la patte galvanoscopiquc enseigne sur celui du mouvement qui lui a donné naissan e. Ouand "elte patte ne donne qu'une secousse isolée, cela mont e S variation élcclriqne simple s'est produite dans e muscle exploré et que celui-ci, par conséquent, n'a exécute qu une

SeUnaSpepareil électrique très sensible, V^mH» * %: Un appaien i phénomène électrique qui

" e ^ svs o"e du cl des résultats confirmatifs del'opi-

soumise » des variations —

de ,a colonne de mercure -J^^^ JLn» de collodion très sensible e an mee a tare varia.

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ventricule de grenouille (fig. D, e"f J0 révolulion une systole entier d'une tortue qui fourmssa.t à chaque révolu des oreiUettes, puis une systole du ventricule (flg. Ifl,

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